GEOFFROY SAINT-HILAIRE
ERRATJ.
Paije 64, ligne i6,«« lieu de aninomie; et l’esprit /6er. anatomie , où l’esprit. Page loa, ligne 25 , au lieu de salies de zoologie , Usez salles degeolojpc. Même page, ligne 29, au lieu de Enveleppëe, lisez enveloppëe.
Page 1 /jy, ligne 4 de la note , au lieu de recousu,... des , lisez recouru,..., à des.
DISCOURS PRÉLIMINAIRE
Utilitaii.
T ja Convention nationale, an sortir de l’une des plus furieuses tempêtes de ses luttes incessantes, rentra, le lo juin 179^, dans le cours paisible de ses travaux administratifs par un acte de sa^yesse providentielle, quand elle fonda à Paris un haut enseignement pour toutes les branches de l’histoire naturelle. (3n a pu lire dans la page précédente les noms des savants appelés à composer le personnel de cette école, et l’on ne sera point surpris de son succès d’hommages et de célébrité dans toute l’Europe. Ce qui donna à ce résultat son principal motif, ce fut moins le souvenir de quekpies importants écrits déjà publiés, ([ue le soin que prirent ces maîtres de la science de ne point borner leur enseignement aux limites de leur établissement : ils le répandirent au loin , au moyen d’une publication périodique sous le nom di Annales du Muséum ([Histoire Naturelle. On connoît tout le succès qu’obtint cette belle entreprise, qui fut peut-être dû beaucoup moins à la capacité des auteurs et à leur zèle constamment soutenu , qu’à leur excellent esprit d’association qui avoit tenu bien séparés et les travaux et les intérêts, et ({ui avoit rendu si parfaitement inébranlables les sentiments d’estime et d’attachement qui unissoient tous les coopérateurs, dont aucune collision ne vint troubler l’harmonie.
D’autres temps, d’autres mœurs! Les Annales ont depuis été considérées comme une Affaire. L’on a cru remarquer dans ces derniers temps que le public paroissoit préférer des habitudes de premier âge , et le service (i) exclusif des Descriptions et des Classifications: alors quel-
(i) Service de premier âge dans les études d’histoire naturelle , bien entendue! utilement formulé par les Liniiée, les de Jussieu (A. L.) et admirablement perfectionné par notre habile et savant chef d’école Cuvier ; mais où il me paroît peu raisonnable de vouloir retenir l’âge actuel, essentiellement progressif et philosophique. [Vide infra, p. 78 et 85).
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(jiies uns crurent utile de donner, à ce sujet, et d’autres durent recevoir (les conseils. Il ne f'alloit point, fut-il observé, par une tendance heurtéuieiit progressive, choquer le goût général, et eette insinuation alloit noniniéinent à nies écrits; si bien qu’il arriva que je dus eesser ma coopération. ( Voir une note, p. 78. ) On alléguoit pour motifs que les intérêts matériels du libraire ne dévoient point être peivlus de vue.
Cependant je me croyois engagé dans une mission; j’y avoisfoi, et je ne voulus pas intei rompre brusquement des habitudes de recherches et de publications qui me plaisoient. Dans cette occurrence, je pris résolument mon parti: seul, je fournirai aussi mon volume dû Annales; seul, et sans l’assistance d’un libraire , je pourvoirai à tous les soins matériels du ressort de cet agent. Et s’il étoit vrai que j’eusse frondé l’opinion des naturalistes de l’âge actuel , je me décidois à écrire pour ceux des temps à ^ enir. On alla jusqu’à supposer qu’aucun exemplaire, frappé de ce démérite, n’entreroit en cireulation; j’y serai, non indifférent, mais patient, .le me sens capable de courage, de persévérance, et en définitive, me serai-je trompé dans l’espoir qui me séduit, je serai du moins satisfait sous un autre point de vue. J’aurai fait à mon pays un sacrifice de plus , et je me sens capable de m’en tenir à l’esprit du sentiment qui m’a fait choisir l’épigraphe, utilitati.
beut-être en effet faudra-t-il que je m’en tienne à cette joie dame. L’on II’ achète point un livre qu’on n’en soit humblement prié par son libraire; et , en me chargeant d’être l’éditeur de mon livre, j’ai perdu le droit de recourir à cette intervention.
Quoi qu’il en soit, allons sans interruption sur l’objet principal qui me [iréoccupe; il m’a paru qu’aux naturalistes disposés à se charger d’un nouveau volume des x\nnales du Muséum d’IIist. Nat., une courte notice des progrès de l’établissement seroit agréable. S’il y a cpielque chose au monde d’éminemment progressif, c’est notre Muséum, qui secom- |)iête journellement de richesses qui lui parviennent de toutes parts.
Ce n’est pas moi qui ai le premier songé à satisfaire le goût du public à cet égard. Ceci est entré dans les vues d’un ouvrage spécial ,
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l*ARis moderne: jo n’ai fait qu’accepter la proposition de nie cliar{>er de la rédaction de l’article. Or, c’est en m’occupant de ce travail qu’il m’a semblé que j’en pourrois placer ici le sommaire.
Six é])0(jucs m’ont paru former naturellement les âges du dévelo])pement du Muséum d’Histoire Naturelle. Une septième pouna de plus être indiquée. A eliaquc âge, je fais ligurer en tète le naturaliste ou riiomme d’Etat qui y a exercé la plus grande influence. Voici l’énoncé de ce tableau :
TABLEAU des pfioses du Muséum