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LAKANAL ET L 'ACADÉMIE DES SCIENCES

l'Académie des sciences, dans la supposition trop réelle que l'on veuille proscrire toutes les académies littéraires : le temps presse: on m'a déjà demandé mon rapport à la séance de ce matin.

Votre concitoj'en Lakânal.

Suscription : Au citoyen Lavoisier, de l'Académie des sciences. Boulevard de la Madeleine, n" 243, à Paris.

Suscription do la lettre de Lakanal à Lavoisier.

La rédaction de Y Amateur d'autographes fixe la date de cette lettre au lo juillet 1793, et elle a raison. La lettre de Lakanal est inédite, mais on possède la réponse de Lavoisier, qui a été imprimée dans ses Œuvres (t. IV, p. 615), et que j'ai reproduite au tome II des Procès-verbaux du Comité d' instruction publique de la Con-

rcntion nationale (p, 244); elle est du 17 juillet: Lavoisier y annonce l'envoi du mémoire demandé par Lakanal, mémoirequi est également imprimé à la suite de sa réponse.

La lettre qu'on vient de lire appelle quelques observations.

1° Dans sa première phrase, Lakanal dit que, la Convention a chargé le Comité d'instruction publique « de lui faire incessamment un rapport sur la suppression des académies » ; et il place ces mots entre guillemets, comme pour bien marquer qu'il reproduit textuellement les termes du décret. Or il n'existe aucun décret de la Convention chargeant le Comité d'instruction de lui faire un rapport sur la suppression «des académies»; le décret auquel Lakanal fait allusion est celui du 1" juillet 1793, — c'est le seul, il n'y en a pas d'autre sur la question, — qui est ainsi conçu :

« Sur la proposition (Tun membre, la Convention nationale décrète que le Comité d'instruction publi que lui fera, dans le délai de huitaine, un rapport sur la suppression de l'Académie de peinture, sculpture, conservée provisoirement, suppression sollicitée par différentes pétitions de tous les artistes '.

On voit qu'il ne s'agit que d'une seule académie, celle de peinture et sculpture, et non « des académies » en général; mais Lakanal en prenait parfois très à son aise avec la lettre des dé-

i. Proet^s-verbal de hi Convention, t. XV, p. 23.

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