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3. Moniteur du 21 floréal an III, séance de la Convention du 16 floréal.
qu'elle devait être connue de leurs auditeurs.
Le premier éditeur de la légende, je vais vous le nommer. Son nom n'a encore été prononcé par personne, que je sache; et pourtant les documents où se trouvent les passages que je vais citer sont parmi les plus connus de l'époque révolutionnaire.
Dans son troisième Rapport sur le vandalisme, lu à la Convention le 24 frimaire an 111, c'est-àdire dix-huit mois avant la cérémonie du 15 thermidor an IV, et sept mois après la mort de Lavoisier, Grégoire a glissé ce petit alinéa :
Il faut transmettre à l'histoire un propos de Dumas, concernant une f^cience dont les bienfaits incalculables s'appliquent à divers arts, et spécialement à celui de la guerre. Lavoisier témoignait le désir de ne monter que quinze jours plus tard à l'échafaud, afin de compléter des expériences utiles à la Eépublique. Dumas i lui répond: Nous n avons plus besoin ac chimif'tfs -.
C'est ici la source originelle à laquelle ont puisé tous ceux qui ont répété l'anecdote, en l'arrangeant ou en la déformant selon leurs passions politiques ou le degré de leur ignorance ^ C'est par Grégoire que cette niaise calomnie a été lancée dans le monde.
1. L'erreur initiale qui a substitué Dumas à Coffinhal, et que tous ont répétée, excepté Desessarts, a donc été commise XJar Grégoire. Nul ne s'en étonnera de ceux qui connaissent son inexactitude passée en proverbe.