Lire : t deux stances
4. C'est-à-dire que deux stances de Desorgues forment une strophe par rapport à la musique.
l'hymne a l'ètre-supréme 237
ries, pour célébrer, le premier, la victoire de Fleurus, le second, la prise de Mons, d'Ostende, de Bruges et de Tournay ', et à celui du concert du 26 messidor, donné pour fêter l'anniversaire du li juillet -.
1. C'est dans le concert du 16 messidor que fut exécuté pour la première fois, à Paris (il avait été probablement exécuté auparavant en Belgique, à l'armée de Sambre-et-Meuse), le Chant du Départ de Ghénier et Méhul.
2. M. Constant Pierre, ainsi que je l'ai déjà dit, a découvert que cette composition, ou « grand cliœur », comprenait en réalité non pas deux morceaux seulement, mais bien quatre. Le premier est le Larghetto religieux en mi bémol majeur, qui devait se chanter sur les deux premières stances de l'hymne de Cnéiiier (première strophe). Le second est un chœur en ut mineur, de même allure que le premier, ayant pour paroles les troisième et quatrième stances de Chénier (deuxième strophe). Ensuite le premier morceau se répétait, sur les cinquiéuie et sixième stances (troisième strophe). Les huit stances suivantes de l'hymne, de la septième à la quatorzième inclusivement, étaient restées inutilisées par le musicien. Le troisième morceau, en ut mineur comme le second, devait se chanter sur les quinzième et seizième stances (quatrième strophe). Enfin le quatrième, le « Mouvement animé de marche », en mi bémol majeur comme le premier, devait se chanter, deux fois de suite, sur les quatre dernières stances (cinquième et sixième strophes). Grâce à des parties vocales et instrumentales manuscrites retrouvées à la Itibliothèque du Conservatoire, M. Pierre a pu reconstituer intégralement la musique du deuxième morceau, qu'il a publiée en une feuille autographiée ; il a reconstitué aussi, mais seulement de fatjon incomplète, la musique du troisième morceau. (Constant Pierre, Les tlijmnes et Chansons de la Révolution, 1904, pages 308-310).
Lorsque Gosscc publia le « grand chœur » dans la quatrième livraison de la Musique à l'usage des fêtes nationales, il supprima le deuxième et le troisième morceaux ; toutefois il avait hésité un moment sur la suppression du deuxième : car, dans les parties vocales ci-dessus mentionnées (l)ibliolhèque du Conservatoire), on trouve des exemplaires do la musique de ce second morceau à laquelle avaient été adaptées, comme paroles, les cinquième et sixième stances de l'hymne de Desorgues, preuve évidente
Répétons-le maintenant encore une fois, comme conclusion dernière à tout ce que j'ai dit de la participation de l'Institut national de musique à la fête : l'hymne à l'Etre-suprème composé par Gossec sur les paroles de Cliénier n'a pas été chanté le 20 prairial, ni sur les vers de Chénier, ni sur ceux de Desorgues ; l'hymne exécuté ce jour-là est celui que Gossec écrivit au dernier moment sur les paroles apportées par Desorgues, et qui consistait en une mélodie simple, pouvant être chantée à l'unisson par le peuple. Si je suis entré dans tant de détails à ce sujet, en appuyant mes dires de tant de documents, c'est que ce fait incontestahle a été nié dans plusieurs histoires de la Révolution : des écrivains insuffisamment informés ont si hien emhrouillé une question à l'origine fort simple, qu'il était devenu très difficile d'y voir clair.
Pour terminer, je vais examiner rapidement les récits que les principaux historiens et quelques écrivains spéciaux ont faits de la solennité du 20 prairial, et plus particulièrement de l'exécution de l'hymne à PEtre-suprômo ^.
que ce second morceau avait été chanté, aussi bien que le premier et le quatrième, aux concerts des 11, 16 et -6 messidor où fut exécuté l'hymne « à grand chœur ». {Noie écrite en 1908.)
1. Je supprime ce qui concerne Toulongeon, Charles Nodier, — qui a fait de la fête, dit le conventiounol Baudot, <r une description romantique et même romanesque », — ■ Mignet, Thiers, Tissot, Bûchez et Roux, Louis Blanc et Ernest Hamel (j'ai déjà parlé de ces trois derniers) ; je ne repro-