‹ Etudes révolutionnaires, première-[deuxième] sérieChapitre 62 sur 79 · UN SIMPLE MOT · texte numérisé non relu

UN SIMPLE MOT

A L'OCCASION D'UN ARTICLE DE M. J. TIERSOT l

M. Julien ïiersot avait bien voulu me communiquer son article avant la publication, en me

1. Dans un article de la Révolution française du 14 août 1903, intitulé L'Hymne à V Etre-suprême, M. Julien Tiersot avait émis une hypothèse qui lui paraissait de nature à concilier certains témoignages contradictoires. Il croyait avoir trouvé, dans le plan de David et dans le Détail des cérémonies, àQS indications permettant d'affirmer que de^a? hymnes à l'Etre-suprème, et non un seul, étaient prévus dès l'origine pour la fête du 20 prairial : l'un était destiné à être exécuté par les artistes, sur la montagne du Champ de Mars, tandis que l'autre devait être chanté par le peuple, aux Tuileries. Celui du Champ de Mars, disait M. Tiersot, c'est l'hymne de Chénier, Source de vérité, qu'outrage l'imposture ; celui des Tuileries, c'est l'hymne de Desorgues, Père de l'univers, suprême intelligence. « Ces deux morceaux, loin que l'un ait été substitué à l'autre, ont toujours dû coexister, parfaitement distincts et ayant leur place marquée à deux moments différents de la fêle : le Petit chœur (Desorgues), chanté

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