‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 38 sur 101 · I. Correspondance, t. II, p. 1G · texte numérisé non relu

I. Correspondance, t. II, p. 1G

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même et on s'explique leur fureur : « M. Pitt veut en France le pendant de Charles I'■^ »

A part cette confusion entre le refus de Miles et le refus de Pitt lui-même, il n'y a rien dans les deux versions de ]Miles et de Théodore Lameth qui soit inconciliable, bien au contraire ! Elles s'éclairent et elles se complètent l'une l'autre'.

Quand on ne connaît que le récit anglais, on ne voit pas très bien pourquoi Noël fait cette démarche auprès de Miles. ]MiIes lui-même nous dit qu'il eut l'impression qu'on lui tendait un piège. Il se dévouait alors à aplanir les difficultés graves qui avaient surgi entre la France et l'Angleterre à la suite de l'ouverture de l'Escaut à la navigation libre. Noël, au nom de son gouvernement, réclamait la reconnaissance de la République. Une intervention de Pitt en faveur du roi de France aurait été une violation de cette neutralité rigoureuse que l'Angleterre setarguait de conserver. Noël eut beau dire que tout resterait secret entre quatre veux, il ne parvint pas à se faire

I. Il faut remarquer cependant qu'en meltant dans la bouche de Talon ces mots : « Je suis accouru de Paris », Théodore de Lameth fait une nouvelle confusion. Talon était à Londres depuis la fin du mois d'août. S'il est vrai qu'il soit allé en Belgique conférer avec Dumouriez en novembre, il ne pouvait accourir que de Bruxelles; mais, sur sa présence en Belgique, nous n'avons aucune donnée. sûre. Je vois cependant que notre ambassadeur à Londres Chauvelin délivra un passeport à Pierre Talon, le 28 septembre 1792, pour aller sur le continent (Liste annexée à la dépêche de Chauvelin en date du 28 novembre 1792. Affaires étrangères).

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