‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 61 sur 101 · I. Arch. nat., W · texte numérisé non relu

I. Arch. nat., W

a. Mémoires de Barère, t. II, p. i5g-i65.

à. Projet rédigé par Robespierre du rapport fait par Saint- Just, reproduit en appendice des Portraits de Robespierre, par H. Buffenoir, p. 170.

La lettre de Las Gazas à Ilenin l'ut lue au tribunal révolutionnaire ; mais, si le texte qu'en donne le Bulletin du tribunal fut celui qui fut réellement lu, le document avait été maquillé au préalable et le nom d'Hérault ajouté pour les besoins de la cause '.

S'il est possible que Proli ait été un « agent de l'étranger », et, dans le fait, aucune preuve n'en est apportée, s'il est possible qu'Hérault ait commis une imprudence en faisant de ce personnage son confident habituel et en le logeant dans sa propre maison, il est probable cependant que c'est à tort que Robespierre et le Comité de Salut public considérèrent Hérault comme le rédacteur ou l'inspirateur des bulletins secrets transmis à Las Cazas et à Drake. Ce qui me permet de laver Hérault de cette inculpation, c'est qu'après son supplice les bulletins continuèrent.

Bûchez et Roux ont soupçonné que le traître n'était autre que Billaud Varenne. « On l'accuse, écrivent-ils, d'avoir été du nombre de ceux qui poussaient à la contre-révolution par les excès révolutionnaires. On nous a communiqué à cet

I. a Les renards du comité diplomatique de France vont toujours leur train, leur correspondance, d'ailleurs fort exacte, nous donne des détails intéressans. Hérault s'en acquitte fort habilement et s'éloigne le plus qu'il peut du tribunal révolutionnaire » Cette citation, donnée par le Bullelin (/i*^ partie,

n° 33, p. 91 et suiv.), est un faux. Hérault protesta d'ailleurs que la lettre qu'on venait de lire « avait été fabri((uée chez l'étranger pour faire suspecter les patriotes et les perdre ».

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égard une note provenant de la diplomatie étrangère. Nous avons toute confiance dans la personne qui nous a fourni ce renseignement; elle le doit elle-même à feu M. Gravenreuth, président de la régence d'Augsbourg sous l'Empire. Nous transcrivons cette note sans commentaires : « Billaud Varenne trahissait. Ses lettres passaient par Venise et Toulon pour aller en Espagne, avec laquelle il s'entendait. A la prise de Toulon, on saisit, sur des officiers espagnols chargés de porter ces messages, une correspondance non signée contenant des renseignements qu'un membre du Comité pouvait seul fournir. Elle fut remise à Robespierre, qui se rendit au milieu de ses collègues et leur dit qu'il se doutait bien qu'il y avait un traître parmi eux, etc. ; qu'il en avait des preuves. Là-dessus il les leur montra. Alors Billaud, pour détourner le coup qui le menaçait, s'écria qu'il n'y avait que Hérault de Séchelles capable d'une pareille conduite. Cela donna lieu au procès de ce dernier, dont l'issue est connue * » .

Il est curieux de constater qu'en effet les agents espagnols étaient en possession des bulletins secrets avant les agents anglais, que Las Cazas séjournait d'ordinaire à Venise, que dans sa dépêche, datée de Gênes, le g novembre 1798, Drake avertit Grenville que lord Mulgrave, qui.

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