‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 75 sur 101 · Recueil, p · texte numérisé non relu

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rapports de la police royaliste, dont nous avons donné quelques échantillons, ne sont pas moins intéressants et mériteraient d'être recueillis et mis au jour.

Ces rapports, que d'Antraigues recevait de Paris, les communiquait-il à Louis XYIII ? Il semble que oui, puisqu'ils figurent aujourd'hui dans ses archives. 11 est impossible d'admettre que le prétendant, qui connaissait les rapports des informateurs, ait ignoré les bulletins que d'Antraigues, son agent, brodait sur leur maigre canevas et qu'il envoyait régulièrement aux chancelleries. Dans cette alternative, qui parait si vraisemblable qu'elle s'impose à l'esprit, le Prétendant deviendrait complice des inventions et des supercheries de son ministre de la police.

Une dernière question enfin vient à l'esprit. Quels sont les informateurs parisiens de d'Antraigues? Celui dont les lettres sont conservées garde naturellement l'anonymat. Mais il parle de ses collègues Le Tronne (ou Le Trosne) et Thibault, Ces noms sont-ils des noms authentiques ou des noms de guerre ? Quelles personnalités recouvrent-ils? quel rôle celles-ci ont-elles joué sous la Terreur, à supposer qu'elles en aient joué un ? Nous ne pouvons aujourd'hui que poser ces interrogations. Un examen plus approfondi des autres papiers de d'Antraigues mettra sans doute sur la voie d'une réponse.

Bornons-nous à faire remarquer pour aujour

d'hui que le Comité révolutionnaire de la section de Marat fit incarcérer un citoyen Dutrône qui avait été secrétaire de cette section en mars et avril 1793'. La section de Marat était la section des Cordeliers, la section de Danton. Dutrône fut remis en liberté par un arrêté du Comité de Sûreté générale du 2 pluviôse an IP. Le Dutrosne de la section de Marat est-il le même que Le Trosne qui correspondait avec d'Antraigues ? Il est curieux que celui-il ait été en prison, en nivôse an II, juste au moment où celui-là était également détenu.

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