Recueil cité, p. 56 r, s ub fine m
D'Antraigiies traduisait ce on-dit par cette aflirmalion : « Le roi est beaucoup mieux traité depuis quelque temps. On ne doute pas que, dans la position actuelle des choses, Robespierre n'ait un de ces deux projets : d'emmener le roi dans les provinces méridionales si les armées s'approchent de Paris, et c'est là le projet du Comité ; ou d'emmener le roi à Meudon et de laire son traité personnel avec la puissance qui s'approchera de Paris, et c'est là lé projet dont on accuse Robespierre *. » Mais d'Antraigues ne se contentait pas de cette traduction libre. Dans son 2/j* bulletin, daté du 17 mai, il écrivait bravement : « Dans la nuit du 28 au 2f\, Robespierre ;>.lla chercher le roi au Temple et le conduisit à ■Nleudon. Le fait est certain, quoiqu'il ne soit connu que du Comité de Salut public. On croit être assuré qu'il a été ramené au Temple la nuit du 2j4 au 26, et que ceci étoit un essai pour l'assurer de la facilité à s'en emparer-. »
Il est inutile d'insister. D'Antraigues composa ses bulletins de la même façon que le faux rapport qu'il mit sous le nom de Saint-Just.
Si les bulletins n'ont aucune valeur, il n'en va pas de même, nous l'avons vu, des lettres de l'informateur. On a publié dernièrement les rapports de la police républicaine, il semble que les