I. G. Dard, Hérault de Séclielles, 1907, p. ai
HÉRAULT DE SÉQUELLES aaS
lion » '. En fait, nous n'en savons rien. Les mémoires, les correspondances, les pièces d'archives sont absolument muettes sur ces prétendues relations, sur cette prétendue amitié. Hérault fut membre des jacobins, mais avant la déclaration de guerre il ne parut jamais au club. II n'y prit pas la parole. S'il y rencontra Danton, ce fut comme il y rencontrait les autres jacobins.
S'il a connu Danton avant la déclaration de guerre, ce ne peut être que dans quelque lieu de plaisir et peut-être par l'intermédiaire de l'ami commun d'Espagnac.
Hérault ne fut reçu aux jacobins que le i3 mars 1791'. Lors de l'agitation républicaine qui suivit la fuite du roi èi Varennes, il passa aux feuillants et il devint suspect aux patriotes avancés. A la séance du 7 octobre 1791, on le dénonça aux jacobins comme un des chefs du parti modéré. Il ne revint au club qu'au moment de la déclaration de guerre'. Il arbore désormais comme tous les néophytes une foi ardente, destinée sans doute à faire oublier soji erreur passée. On le voit marcher alors avec le trio Cordelier, Basire, Merlin de Thionville et Chabot, qu'il défend à l'Assemblée le 20 mai 1792, quand le juge Lari-