‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 87 sur 101 · J'Mjr.tal de la Montagne du 17 ventôse an II · texte numérisé non relu

J'Mjr.tal de la Montagne du 17 ventôse an II

Les dénonciations des dantonistes avaient fait leur œuvre. Au début de sa mission, Hérault avai* essayé de communiquer avec Saint-Just et Le Bas qui venaient d'être envoyés à Strasbourg', Saint- Just et Le Bas ne lui firent pas même l'honneur d'une réponse. Le Bas écrivit à Robespierre le i5 brumaire : « Hérault vient de nous annoncer, mon cher Robespierre, qu'il était envoyé dans le département du Haut-Rhin, il nous propose une correspondance, notre surprise est extrême. Au reste, ce n'est pas la seule chose qui nous paraisse extraordinaire... ». Plus bas, Saint-Just écrivit ce post-scriptum : « La confiance n'a plus de prix lorsqu'on la partage avec des hommes corrompus- ».

A celte défiance injurieuse et méprisante, Basire et Chabot ne tardaient pas à fournir, quelques jours plus tard, de nouveaux aliments par leur fameuse dénonciation du 26 brumaire au Comité de Sûreté générale. « Quelques temps après, le 2 juin, disait Basire, lorsque l'on commençoit l

1. Sa lettre datée de Belfort, le lendemain de son arrivée, i/i brumaire an II, est publiée dans les Papiers inédits truuués chez Robespierre (1828, t. II, pp. 187-188). En voici la conclusion : « Je me propose d'agir, dans le pays qui m'est confié, rapidement et avec vigueur. Je vous écris, citoyens collègues, pour que vous veuillez me faire part de vos principales intentions, afin que je ne prenne aucun parti qui dérange ce que vous faites pour le salut de la patrie, et que nous soyons à portée de lier ensemble la correspondance des doux armées et la défense générale des deux départements. »

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