L'arrôlé est de la main de Carnot
3. Voir sa lettre du l^ nov. 1798, adressée au Comité Sahit public. Voir aussi son rapport de mission publié dans Journal de la Montajnc du i" ventôse an II.
2/i4 ÉTUDES ROBESPIERRISTES
écrit-il au Comité de Salut public, de Blotzheim le 7 frimaire, tous les instruments de mouvement et de terreur qui seuls peuvent y établir [en Haute-Alsace] et consolider la République : un Comité central d'activité révolutionnaire, mesure nouvelle à quelques égards, qui force la dénonciation et nécessite l'action rapide de toutes les autorités ; une force révolutionnaire détachée de l'armée, circulant à la fois dans le département entier et dirigée par des commissaires civils auxquels j'ai donné les instructions les plus détaillées ; un tribunal révolutionnaire enfin, car il n'y a que la guillotine et les grands exemples qui puissent mettre le pays à la raison* ». C'était toujours le langage de Carrier! C'était la pratique hébertiste !
Loin d'en rougir, Hérault s'en faisait gloire dans son rapport .d^ mission : « Un orateur avait prononcé peu de tems avant mon départ, à la tribune des jacobins de Paris, le mot fameux, le seul qui nous ait délivré de nos ennemis : gue la Terreur soit à l'ordre du joiir^ ! Ce qu'il a dit, je l'ai fait^ ! »
Débauche de civisme inutile et même nuisible.
1. Sur ces mesures révolutionnaires, voir Dard, pp. 3o5 et suiv. Il institue un tribunal révolutionnaire qui pouvait prononcer la peine capitale même sans jurés. Ce tribunal condamne à mort le 3 décembre à Colmar deux individus coupables d'avoir assisté à la messe d'un réfractaire.
2. Cet orateur est le jacobin Royer qui prononça cette parole le 3o août 1793.