I. Archives parlementaires, t. LU, p
lions étaient dépensés. J'ai trouvé que le ministre de la Justice avait dépensé presque ses ^ooooo livres. On m'a dit qu'une partie de cette somme de 3ooooo livres avait été employée à des achats dépiques'; mais j'observe que le ministre de la Justice aurait pu se dispenser de faire cette dépense, parce que l'Assemblée nationale avait destiné deux millions à la fabrication des piques.
« Sur les Sooooo livres délivrées au ministre de la Justice, 26000 livres^ ont été employées à payer les gratifications des commis et 34 000 livres restent en caisse. J'obseri>e que le mode suivi par le ministre de la Justice détruit tout ordre de comptabilité , car les dépenses faites par les ministres doivent être payées à fur et à mesure et sur les ordonnances, et, par conséquent, il ne doit jamais leur rester de sommes en caisse... ». Après cette âpre critique des comptes des dépenses extraordinaires faites par Danton, Cambon conclut : « Je propose de rapporter le décret qui met deux millions à la disposition du Conseil exécutif et de borner aux 408882 livres déjà dépensées les sommes destinées à ses dépenses. Je propose aussi de décréter que les ministres seront tenus de compter, mém.e de leurs dépenses secrètes . » La dernière phrase était évidemment à l'adresse de Danton qui n'avait parlé dans son compte que de ses dépenses extraordinaires et non de ses