‹ Etudes robespierristesChapitre 51 sur 87 · I. Sans doute le mardi 17 septembre · texte numérisé non relu

I. Sans doute le mardi 17 septembre

UN DÉPUTÉ D'AFFAIRES aig

le passeport qui la mettrait en sûreté. Elle le remercia par ce billet qui est le dernier du dossier :

Depuis une heure attendant un vilain fiacre pour retourner chez moi et me trouver à celle où Mme de Beaufort m'avait fait espérer que vous vienderiez {sic), Monsieur, j'employais tous les moyens pour le faire aller vite et ne point me priver de vous remercier moimême de votre extrême obligeance à vouloir bien vous occuper de ma sûreté quand j'appris en rentrant que vous étiez venu et même deux fois ce soir. J'en ai tant de regret que je ne veux pas me reposer de ma course avant de vous avoir témoigné tous mes regrets. Je vous demande bien vivement de m'en dédommager en venant diner avec Mme de Beaufort, le jour que vous choisirez mutuellement. Dites-lui, je vous prie, que j'ai été bien contrarié ce matin de devoir la quittera 3 heures et que mon guignon m'a continué ce soir pour vous...

Julien s'intéressait davantage aux belles dames, mais il ne faudrait pas croire que les hommes lui trouvaient un cœur de pierre. Il y a sous les scellés une lettre d'effusions reconnaissantes datée de Passy, « ce dimanche », et signée A. -M. Gauthier ' :

Cher citoyen,

La reconnaissance et l'amitié ont souvent exprimé leur sentiment mais rarement ils ont été exprimés comme je les sens. C'est une grande jouissance dans ce malheur même que d'avoir des amis qui s'intéressent autant à

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