I. Robinet, p. a
liquidation de son office certifie que sa finance n'est frappée d'aucune opposition ni grevée d'aucune hypothèque. Si ses nouvelles acquisitions avaient été hypothéquées, il en serait fait mention dans l'inventaire de 179/1 et il n'en est pas question.
Voilà donc un homme qui se reconnaissait en 1787 dans son contrat de mariage pour toute fortune 12000 livres et qui quatre ans plus tard a payé complètement une charge d'avocat aux Conseils, qu'il a achetée à crédit pour 66000 livres, et qui a encore trouvé le moyen d'acheter et de payer comptant des immeubles d'une valeur de 82000 livres, ceci avant que sa charge ne lui ait été remboursée.
Dans le mois même où il fut remboursé, Danton consentit à être la caution de son beau-frère Menuel, marchand à Arcis, qui venait d'être nommé trésorier du district. Par acte notarié passé le 29 octobre 1791, devant M* J.-B. Finot à Arcis, il offrit en garantie les biens fonds qu'il possédait dans le district et dont il estime luimême la valeur à 96208 livres*.
Nous avons admis tout ù l'heure avec Courtois que le beau-père de Danton, Charpentier, lui avait avancé une quarantaine de mille francs pour l'aider à payer les acquisitions qu'il avait faites antérieurement au remboursement de son office»