‹ Études Robespierristes; la corruption parlementaire sous la terreurChapitre 18 sur 80 · I. Archives parlementaires, t. LII, p · texte numérisé non relu

I. Archives parlementaires, t. LII, p

a. Jusqu'au 1 1 octobre inclus, dit M. Aulard. Études et Leçons, 4^ série, p. a48.

3. Le 6 octobre, la Convention avait nommé François de Neufchâteau en remplacement de Danton. Il refusa et, le 9 octobre, Dominique Garât fut nommé. Il ne prit séance au Conseil que le la octobre.

4. M. Aulard a publié ce compte in-extenso. Etudes et Leçons, i" série, pp. i4a-i48.

Prix des meubles achetés pour l'appartement occupé par M. Robert» chef des secrétaires particuliers, d'après l'estimation faite par un tapissier, deux mille quatre cent livres*...

Pour frais de circulaires et affiches dans Paris, quinze cents livres', etc. »

Le total des sommes dépensées par Danton sur les fonds des dépenses extraordinaires s'élevait à 68684 livres. Il avait reçu 100000 livres sur ce chapitre. Il déclarait avoir en caisse 3i 3i6 livres.

Après avoir entendu la lecture de ce compte, la Convention le renvoya à l'examen de son comité des finances.

Dès le 10 octobre, c'est-à-dire seulement quatre jours après, Mallarmé fit un rapport au nom du comité des fiujinces et rappela que, le 28 août précédent, à la nouvelle de la prise de Longwy, la Législative avait mis à la disposition des ministres une somme globale de deux millions, dont un million pour dépenses extraordinaires et un mil-

I . CSe Robert, qui s'était distingué après la fuite à Yarennes comme un des plus ardents républicains, était, comme Lebrun, ministre des Affaires étrangères, un journaliste liégeois réfugié en France. Il avait contracté de nombreuses dettes pour faire vivre son journal le Mercure National. Danton le fit nommer de la Convention. Pour faire de Targent, il eut Tidée de devenir marchand de rhum et fut dénoncé par sa section, en septembre 1793, comme accapareur. M. Aulard a raconté l'aventure de Robert Rhum dans un article sympathique à l'accusé.

a. Était-ce là les frais d'affichage du Compte rendu au peuple souverain, ce placard sanguinaire où Fabre d'Ëglantine provoqua et justifia les massacres de septembre P

74 ÉTUDES ROBESPÏERRISTBS

lion pour dépenses secrètes. Il exposa ensuite que les sommes devaient être fournies, partie par la Caisse de l'extraordinaire et partie par la Trésorerie nationale, ce qui avait pour résultat « une division dans la comptabilité contraire à la clarté et à la surveillance qui doivent y régner » *. Et il conclut qu'à l'avenir la Trésorerie nationale fût seule chargée de la comptabilité des deux millions de dépenses extraordinaires et secrètes.

Mallarmé s'était exprimé en termes généraux, le sévère Cambon n'eut pas la même réserve. Il s'exprima en termes fort vifs à l'égard du' Conseil exécutif et du ministre de la Justice : « Pour éclairer l'Assemblée, il ne sera pas inutile de lui rendre compte de l'emploi de ces deux millions. Le conseil exécutif les avait reçus pour les employer en masse. Mais, par un arrêté subséquent, cette somme a été divisée entre cinq ministres par portions égales de 4ooooo livres. Il n'a rien été attribué au ministre des Affaires étrangères parce qu'on a cru suffisants les fonds qui lui restaient. En dwisant ainsi la responsabilité y on a atténué la confiance de la Nation, Je fis alors observer au Corps législatif qu'il était inutile de donner des fonds pour des dépenses secrètes aux ministres de la Justice, de l'Intérieur, de la Marine et des Contributions publiques. Mes raisons ne prévalurent pas alors. J'ai voulu savoir si ces deux mil-

Page 1