Acte Clarie. Il faut ajouter que quelques-uns des
officiers français ne partagèrent point l'opinion de leur commandant. On peut être très-facilement déçu
0e dans les régions polaires, par des apparences pa-
reilles, et très-souvent l’on est tenté de prendre pour la terre des bancs de brouillards immobiles qui re-
4ù posent sur la mer. D'ailleurs, quand même on vient
se heurter contre l’escarpement d’un immense champ de glaces, si élevé, si compacte, si uniforme qu’il
soit, on ne peut pas être absolument certain qu'il se EM trouve appuyé contre une terre. Il est; bien vrai, et è les marins le disent proverbialement, qu’une mer profonde ne gèle point. Ainsi que Scoresby et Parry M l'ont observé, aussitôt qu’une couche mince de glace 1 se forme à la surface, le moindre coup de vent la brise 1 | et en emporte les débris jusqu'aux côtes les plus Be
voisines, où ils s’attachent et se soudent. Les terres sont donc les centres de formation des glaces. Si faible que soit leur profondeur, il ne semble pas que des bas-fonds puissent naturellement le devenir; mais on conçoit très-bien qu’une de ces montagnes
de glaces, si fréquentes dans la zone polaire, vienne ê s’y échouer. Les glaces peuvent dès lors s'étendre et Pù s’affermir autour de ce gigantesque noyau. Les nei- M ges, qui tombent en abondance dans ces régions Ph antarctiques, où l'air est presque constamment sa- Bi turé de vapeur d’eau, augmentent peu à peu l'épais- JM
seur de l’immense * -nquise, suspendue sur une mer
de la mer, ‘init par vaincre l'obstacle qui la retient prisonnière, et se met tout entière en mouvement.
Quelquefois aussi sa base peut s'étendre, et le champ k :
de glaces, qui s'accroît lentement et avec les années, finit par atteindre la hauteur et l’étendue de ceux qui enveloppent le continent.
Il faut ajouter cependant que de pareils bas-fonds ne se trouvent le plus ordinairement qu’à d'assez faibles distances des terres. D'ailleurs, en ce qui con-
à cerne
contre avoir C inutile nous v abusé | appare!
faillible Le c:
rien DAT latitude
glaces, de lati nombr 64 deg dont le:
étendu tion de
1 dre du où elle ne peut for . Quelquefois cette masse, rat- Ju tachée en quelque sorte par un seul point au fond Bi
firme :
le 16 je
À tion q
mer la le cont çais n° grande un de $ comm route & à assez 0
e de glace :
nt la brise PS s les plus BA
Les terres es. Si faie pas que devenir;
r une mer 1asse, rat-
la retient ouvement.
C les antendue de
bas-fonds \'à d'assez :e qui con-
Acerne la côte Clarie, Dumont-d'Urville eut raison
contre ses officiers, et l'expédition américaine paraît avoir confirmé ses résultats. Il n’était pourtant pas inutile de présenter les observations précédentes, car nous verrons plus tard que le capitaine Wilkes fut abusé lui-même, sur un autre point, par de fausses apparences de terre, et qu’il ne fut pas toujours infaillible dans ses jugements.
Le capitaine Wilkes partit de Sidney et parvint ra-
à pidement, avec des vents très-favorables, à une haute A latitude. Il rencontra les premières montagnes de
ontagnes B* re, vienne Bu étendre et PM LL. Les nei- BP es régions Ju iment sa- fi eu l'épais- Ji
glaces, au commencement de janvier, à 61 degrés de latitude; elles devinrent bientôt de plus en plus nombreuses et plus grandes, et à la latitude de 64 degrés il rencontra l’immense plaine de glaces dont les escarpements élevés forment, sur de longues étendues, des murs droits et continus. Dans la relation de son voyage, magnifiquement publiée par or-
à. dre du congrès des États-Unis d'Amérique, Wilkes af- 4 firme avoir vu les premières apparences de terre dès it au fond Ri
le 16 janvier ; il se croit ainsi, et c’est là une préten-
LA lion que j'examinerai en son lieu, autorisé à réclamer la priorité de la découverte de ce qu’il nomme le champ k
le continent antarctique, parce que le pavillon français n’y fut planté que le 21 janvier. Il longea la grande banquise entre les montagnes de glaces, et un de ses navires y fut tellement endommagé, que le commandant dut le renvoyer à Sidney : il continua sa route avec le Vincennes et le Porpoise. Voyant la mer
à assez ouverte vers le sud sous le 147° degré de longi-
tude, il s’avança dans cette direction jusqu’au 67° de E latitude; mais au lieu d’un passage il ne trouva qu’un golfe : des deux côtés, à l’est, à l’ouest, il apercevait R
la terre derrière la ceinture de glace des côtes. Il sortit bientôt de cette large baie, arriva en face de la côte Adélie, ayant toujours la terre eñ vue, et bientôt après une effroyable tempête vint l’y surprendre. La neige tombait avec une telle abondance qu’il devenait impossible de voir plus loin que la longueur du vaisseau : de temps à autre, on voyait passer,
comme de blancs fantômes, les montagnes de glaces Bi tongit L longi
soulevées par la mer en furie. Wilkes se crut un mo-
ment perdu; mais peu à peu la tempête s’apaisa, le L vent relomba par degrés, et un soleil radieux vint Û éclairer la scène de la tourmente : les blocs gigan- P& tesques se balançaient encore lentement, et l’on ne JM put juger qu’alors, en voyant leur nombre, l'étendue Pi
du péril auquel on avait échappé.
Wilkes chercha un abri dans un étroit passage ou- 4 vert tout le long des glaces de la côte ; il n’en était plus éloigné nue d’un mille; il voyait le pays, recou- } 1
vert de neige, qui s'élevait en pente jusqu’à une hau-
teur de 1000 mètres. Il fallut sortir du canal par où PA on était arrivé si près de la terre, de peur qu'il ne se refermât derrière les navires : Wilkes continua à À suivre vers l’ouest la longue barrière qui semblait E attachée à une ligne de côtes non interrompue. I!
rencontra bientôt et contourna un cap qu "il nomma
Caër, et qui n’était autre que la côte Clarie de Du- à
mont-d'Urville : au delà de ce vaste promontoire,
entoul il retr suivit partot
à chaîne
1900 1 Sur u trouv:
mait 1 rouge
chang elle s trouve cée p
u’au 67° de R ouva qu'un à apercevait À
es côtes, Il face de la e, et bien-
s de glaces Fi
rut un mo-
s’apaisa, le B adieux vint Î locs gigan- P& et l'on ne Pl e, l'étendue Pi
passage ou-
’à une hau-
lil nomma
rie de Du- :
)montoire,
entouré d’une multitude de montagnes de glaces, il retrouva la banquise dirigée de l’est à l’ouest, et la suivit sur une très-grande longueur : il apercevait partout derrière elle le haut pays, formé par une
2 chaîne de montagnes moyennement élevées de
1000 mètres et recouvertes par des neiges éternelles. Sur une montagne de glaces où l’on put aborder, on trouva des fragments des roches de la terre qui fer-
2 mait l'horizon, et qui furent reconnues pour du grès
rouge et du basalte. Wilkes s’avança ainsi jusqu’à la
| À Jongitude de 100 degrés, mais à ce point la côte
change de direction; au lieu de continuer à l’ouest, elle s’infléchit rapidement vers le nord. Wilkes se trouva ainsi arrêté : la saison d’ailleurs était trop avancée pour qu'il pût espérer atteindre la terre d'Enderby, qu’il croyait sur le prolongement des côtes qu’il avait explorées. Dans sa campagne, il avait suivi à peu près le cercle polaire antarctique sur
Lien était | 70 degrés, c’est-à-dire sur près du quart de sa lon-
ays, recou- Pi
gueur.
[e) Les mers du sud furent visitées sur d’autres points
nal par où ' à par l'expédition anglaise commandée par sir James
qu'il ne se continua à À ii semblait E rompue. I! E
Clark Ross : il apprit, à son arrivée à Van-Diémen, Ja découverte de la terre Adélie et de la côte Clarie, et Wilkes lui envoya une carte de celles qu’il avait faites. IL se décida à entrer dans la zone antarctique sous le méridien de 170 degrés est, parce que Balleny, en 1839, y avait trouvé la mer dégagée jusqu’à 69 degrés de latitude. La connaissance que possédait Ross des mers arctiques lui permettait de bien saisir
les caractères particuliers à chacune des deux régions polaires; il fut frappé de la simplicité de formes des montagnes de glaces australes, masses tabulaires colossales coupées par des pans verticaux et presque toujours parfaitement régulières; formées de fragments des énormes banquises qui suivent les côtes, elles sont beaucoup plus nombreuses que les blocs irréguliers descendus des glaciers. Les champs de glaces ne présentent plus comme dans la zone bo-
réale de grandes plaines unies, divisées par des murailles de débris qui marquent le contour des difiérentes pièces de ces vastes mosaïques. Ceux des mers antarctiques sont beaucoup plus incohérents en quel- Eu que sorte ; formés dans des mers agitées, ils ne sont Pi composés que par une multitude de débris ressou- Pi dés, et de loin ces surfaces éphémères ressemblent,
suivantune expression de Wilkes, à un champ labouré, PM Ross se fraya un chemin à travers ces glaces su- Dé perficielles, et dépassa le cercle polaire antarctique Pi le 1+ janvier 1841. Il arriva bientôt dans une mer en- PM combrée de montagnes de glaces très-puissantes. Ses Pi navires subissaient parfois des chocs terribles , mais DA ils avaient été construits pour les glaces : ils pou- ‘4 vaient résister à de très-fortes pressions et avancer là 1 après lc où les corvettes de Dumont-d’Urville et les vaisseaux Ps de Wilkes n’auraient sans doute jamais puse risquer. M Bientôt, comme autrefois Weddell, Ross vit la mer de plus en plus dégagée et enfin complétement libre; le À 11 janvier, il aperçut la terre, formée par des pics hi entièrement recouverts de neige, et qu'une banquise À
très-hau sure qu deux cha grands £ cendent] le pied.
le blanc
lient les
M teur de 2 Dù de piton:
Milanou session :
et où il
même le avant ve hautes « Hersche bourne ; plus en
‘voir net ment la jamais 2 une peti
qui s’éle et quit rivé à
à deux face de rasante
régions rmes des aires cot presque de fragles côtes, les blocs amps de zone bo-
des mu- |
des difiédes mers s en quels ne sont S r'essousemblent, )labouré,
itarctique e mer enintes. Ses les, mais
ils pouvancer là
vaisseaux À e risquer. M a mer de À libre; le } des pics | banquise PS
RÉ RETR ESRMRRRS
PR CLONE De Mn TAN
très-haute rendait complétement inabordable. À mesure qu'il avança, il vit se développer à l'horizon deux chaînes montagneuses élevées. Il apercevait les grands glaciers qui remplissent les vallées ec descendent jusqu'aux falaises grandioses qui en forment le pied. En quelques points, les rochers perçaient le blanc manteau de la neige; les pics qui se profilaient les uns derrière les autres atteignaient la hauteur de 2500 à 3000 mètres. Ross donna à cette suite
ide pitons alignés le nom de chatne de l'Amirauté , et
à la nouvelle terre celui de terre Victoria. Il prit possession sur un petit îlot où il put arriver en bateau, et où il ne trouva aucune trace de végétation, pas mème le plus maigre lichen. Pénétrant toujours plus avant vers le sud, il continua à voir à sa droite de hautes collines auxquelles il distribua les noms de
% Herschel, Whewell, Wheatstone, Murchison et Mellaces su- Pa
bourne ; mais bientôt, la banquise s’élargissant de plus en plus, il se trouva trop éloigné pour aperce-
A voir nettement la ligne des côtes. On dép:::2 rapide- 4 ment la latitude de 74 degrés, la plus haute qu'on eût
jamais atteinte du côté du pôle sud. On aborda dans
Lune petite île qui reçut le nom de Franklin, et peu 2 après l’on aperçut à l’horizon une montagne colossale
qui s'élevait en pentes régulières à plus de 4000 mètres, et qui dominait une terre très-étendue. On était arrivé à un moment de l’année où le soleï, incliné à deux degrés sur l'horizon, n’envoie plus à la surface de la mer et des glaces qu’une lumière presque rasante ; le ciel était d’un bleu magnifique et sombre,
et sur son fond presque opaque se détachaient les lignes blanches et pures de cette cime, entièrement recouverte de neige : on reconnut bientôt que c'était un volcan, et qu'il était en éruption. D'heure en heure, des jets violents d’une fumée épaisse sortaient du cône gigantesque ; elleretombait en nuages suspendus qui peu à peu s'éclaircissaient et se coloraient des reflets rouges du cratère en feu. La colonne de fumée, au moment où elle s’échappait du cratère, n'avait pas moins de 100 mètres de diamètre. Tout le monde sait que l’activité volcanique est indépendante des la-
titudes et des températures qui règnent à la surface RE du sol ; il semble pourtant qu’un pareil spectacle, en Bi
s'attache à ces régions désolées, et perpétuent le
souven dans de nétré.
C'est contre ces d’ac ne trou que la |
2 nord d N Erèbe,
latitude dans le;
it 2 Victori de pareils lieux, emprunte encore quelque chose de Pa
plus étrange et de plus grandiose au contraste entre 4 le calme d’une nature glacée et les violences du feu M
en face formé
: lave. V souterrain. On donna le nom de l’un des deux na-
vires, l’Érèbe, à ce colosse volcanique, plus élevé que M l'Etna et le pic de Ténériffe, et dont, parmi les vol- M cans actifs les plus importants, la hauteur ne le cède MS qu'au mont Loa de Hawaï, à l'Agua et à l'Antisana M dans les Andes, au grand volcan de Luzon, et au M Kliutchew dans le Kamtchatka. A peu de distance Pi de l’Érèbe s'élevait le cône presque aussi élevé d’un M autre volcan éleint ou du moins endormi, qui re- À çut le nom du second vaisseau, /a Terreur. Ces à noms semblent bien donnés à ces deux montagnes À voisines, dont les éruptions seules troublent les soli- À tudes polaires; ils rendent à la fois le sentiment qui À
dans u continc Dumor un cri Santor onya de nei, repris
| quelle
sent d région neige exemf r'eCOU\
que c'était e en heure,
des reflets fumée, au n'avait pas le monde nte des la-
la surface À ectacle, en e chose de M raste entre E sas du: (eu M lave. Wilkes avait aussi aperçu des débris de basalte > deux na- M s élevé que M ni les vol- Pi ne le cède PA l’Antisana M zon, et au PS e distance élevé d’un PE ii, qui re- À rreur. Ces à
montagnes nt les soliiment qui pétuent le
souvenir de l'expédition qui avait osé s'aventurer
dans des lieux où aucun homme n'avait encore pénétré.
C'est peut-être ici le lieu de remarquer qu'on rencontre dans la zone antarctique beaucoup plus de traces d'activité volcanique que dans la zone boréale; on ne trouve dans celle-ci, au delà du cercle polaire, que la petite île volcanique de Jean-Mayen, située au nord de l'Islande. Avant d'arriver au puissant mont Érèbe , situé au milieu des glaces du 76° degré de latitude, Ross avait déjà trouvé des traces d’éruptions dansles îles Auckland, les îles Campbell, dans la terre
Victoria; dans la petite île Possession, où il aborda
en face de cette côte montueuse , il avait vu le sol formé de conglomérat trachytique, de basalte et de
dans une montagne de glace échouée en face de son continent antarctique. L'île Astrolabe, découverte par Dumont-d’Urville, près de la terre Louis-Philippe, a un cratère annulaire tout à fait pareil à celui de Santorin. L'île Déception présente la même forme, et on y a trouvé des couches superposées de cendres et de neige convertie en glace, qui alternent.à plusieurs reprises. Cette observation remarquable prouve avec
| quelle rapidité les cendres volcaniques se refroidis-
sent dans les hauteurs glacées de l'atmosphère des régions polaires, puisqu'elles n'ont point fondu la neige sur laquelle elies tombaient. On en a un autre exemple dansle cône même du mont Érèbe, qui reste recouvert de neige jusqu’au bord de son cratère.
Tous les ilots qui forment une chaîne parallèle à l: terre Louis-Philippe sont cratériformes. Dans l'ile Déception, il s'échappe encore du gaz par plus de
cent cinquante ouvertures, et des sources d'ex
chaude y sortant de la neige vont se verser dans une mer toujours glacée. Enfin, dans les Shetlands du sud, on trouve le petit volcan Bridgeman, complète. ment isolé dans la mer, élevé à 160 mètres seulement et encore fumant.
Après la découverte du mont Érèbe et du mon Bk Terreur, Ross ne put franchir la haute barrière de BR glaces qui l'empêchait d'examiner si ces volcans fai JM saient partie d’une île, ou s’élevaient sur la côte d’une BA terre continentale. La falaise de glace ne reposait pas PM sur la terre, car on ne pouvait trouver le fond de ka M
ner à 410 brasses; cette masse immense et compacte
était ainsi seulement attachée à la terre par un de ses } côtés : elle s'élevait à une hauteur de 60 mètres en- LM viron et n'avait pas, d’après le capitaine anglais, M moins de 300 mètres de profondeur au-dessous du M niveau de la mer : au-dessus de la ligne horizontale M qui formait la crète de cette effrayante muraille, on À apercevait, outre les deux volcans, une haute rangée M de montagnes qui se dirigeait vers le sud jus- M qu'au 79° degré de latitude, et que Ross nomma les M monts Parry. Ross suivit sur une longue distance : vers l’est cette grande banquise: il ne rencontrait À que très-peu de montagnes de glaces, et la mer était À à peu près dégagée le long du mur solide qu'il était M obligé de longer. Il en aperçut pourtant quelques- À
unes taient et étai quise ( où on
denta haute mité la me aperç décot que \ glais, chain neme une
glace glais nent de g1
arallèle à k s. Dans l'ik par plus de
urces d'eu
ser dans une hetlands du » Complète.
>s seulement
et du mor barrière de
volcans fai. BA a côte d’une PM reposait pas PM e fond de h MA et compacte M
ar un de 5e;
mètres en- LM ne anglais, M -dessous du M horizontale Lé auraille, on M aute rangée e sud jus- 1 nomma les ï
ie distance À rencontrait à a mer était M e qu'il était quelques- À
AISNE 7 ë 5 fee
unes vers la fin du mois de janvier : elles présentient des faces verticales de 60 mètres de hauteur, et étaient évidemment des débris de la longue banquise de la côte ; elles reposaient sur des bas-fonds où on atteignait le fond de la mer à 260 brasses. Du haut de l’une d'elles, on put apercevoir la crète de l'immense barrière de glaces, semblable à une plaine d'argent fondu. On entra bientôt dans les champs de glaces superficielles ; Ross aperçut des apparences de terre sous le 150° méridien et vers le 79° de latitude, mais il fallut abandonner l’idée d’avancer davantage vers l’est, et on retourna vers l’ouest afin de chercher un endroit pour hiverner. Il fut malheureusement impossible d'aborder dans la terre Victoria à cause des glaces qui en remplissaient toutes les indentations. Partout on apercevait des falaises d’une hauteur vraiment effrayante, qui coupaient l'extrémité des glaciers au point où ils descendaient dans la mer. Ross fut contraint de revenir vers le nord; il aperçut sur sa route les cinq îlots que Balleny avait découverts. On approchait d’un point où, sur la carte que Wilkes avait communiquée au commandant anglais, étaient dessinées une ligne de côtes et une chaîne de montagnes ; mais Ross, à son grand étonnement, n’apercevait aucune terre à l’horizon. Après une terrible rafale qui vint l’assaillir au milieu de glaces formidables, et qui fit courir aux navires anglais un véritable danger, il alla rechercher le continent de Wilkes, et courut la mer en tous sens et sur de grandes distances autour du point où étaient mar-
quées les montagnes. Il emporta la conviction que Wilkes avait été la victime d’une illusion pareille à celle qui avait, bien longtemps auparavant, fait voir Bù à son propre oncle, sir John Ross, les chimériques Bi des obse monts Croker dans le détroit de Lancastre. D Le dois Les deux autres campagnes de Ross ne furent pas N quées € aussi heureuses que la première; il ne trouva aucune BE \ilkes terre nouvelle dans la seconde, et resta prisonnier MN Gauss, pendant plusieurs semaines dans les glaces. L'année EM Quan( suivante, il alla des îles Falkland visiter les nouvelles M Shetlands, et compléta l'étude que Dumont-d’Urville à marqué avait faite des terres Louis-Philippe et Joinville; c’est EM inde lui qui aperçut et nomma le mont Haddington, dont B } anglais le cône s'élève à plus de 2000 mètres, et le mont LA imagi Penny; il s’assura que la terre Louis-Philippe n’était } 4 la mer, qu’une grande île, parcourut tout le détroit de Brans- EM tion field, qui la sépare de l’archipel des Shetlands du sud, LM Les set et visita cet archipel. À 1 carte Ross avait, dans ses campagnes à la zone arctique, LM :avaitr déterminé et atteint le pôle magnétique boréal; il LM Gi oca avait aussi espéré arriver au pôle magnétique austral, LA tarctiqu et il aurait eu ainsi la gioire d’avoir reconnu ces deux LP ovtrémi points remarquables, placés dans les régions anti- PA l'Anglai podes du globe; mais le pôle magnétique austral PM ant: 1 est placé à une très-grande distance dans l’intérieur PA Ross ax de l’inabordable terre Victoria, ou plutôt, si cette LS &es der terre s’unit en continent avec les terres découvertes M carte, I par d’Urville et Wilkes, vers la partie centrale de cette M tivemer portion du continent. Gauss avait été conduit, par sa PS comme grande et belle théorie du magnétisme terrestre, à M partie «
vaissea
ps . D TEL 2e Pre mer + = Rp SE RENE.
nes our ed MR