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4 ces, ( dicrre o l'Australie, celle de l'expédition américaine. Il fau à avouer pourtant qu’il n’était pas si facile à Roës de Bd reconnaître les îles de Balleny, sur la carte de Wilkes, Eu dans une ligne de côtes non interrompue, bordée par
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Il y a cependant un point que M. Wilkes pourrait difficilement contester, c'est l'extrême envie qu'il avait de découvrir un continent. Îl n’a pas plutôt aperçu une ligne des côtes, qu’il la baptisc pompeusement de continent antarctique. Biscoë, en découvrant la terre d’Enderby, Dumont-d’Urville la côte Adélie, Ross la terre Victoria, n’ont pas montré un si grand empressement. Gette impatience de Wilkes a peut-être contribué à l’égarer en quelques circonstan-
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#4 ces, et lui a fait voir plus aisément qu'à un autre la D terre où elle n’était pas. On connaît le trait de la ne. Il fau BA PA tingue pas bien. » M. Wilkes prétend avoir vu le conde Wilkes, PA bordée par
fable : « Je vois bien quelque chose, mais je ne dis-
4 linent antarctique avant que Dumont-d’Urville ait pris
4 possession de la terre Adélie; mais comme il ne nous 4 paraît rien moins qu’évident qu’il l’eût parfaitement À distingué, nous continuerons à croire que la priorité 4 de cette découverte revient au capitaine français. ru aperce- M nt dans h} 4 1é. Dans h | 4 iplétement à
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Puisqu'il est démontré par maints exemples que les fausses apparences de terre égarent fréquemment les navigateurs dans les régions polaires, ce n’est pas sur de telles apparences seulement qu’on peut établir des droits à une découverte.
Sir James Ross a poussé la sévérité envers le capitaine Wilkes, jusqu’à envelopper d’une suspicion commune tous ses travaux, et à ne rien marquer des découvertes américaines dans la carte de la zone polaire qui accompagne son excellent livre | intitulé les Mers du Sud. La défiance du navigateur anglais est allée jusqu’à l'injustice, et je n’en
voudrais d'autre preuve que la coïncidence parfaite entre les contours de la terre Adélie de Dumont. d'Urville et des mêmes côtes tracées par Wilkes, Sir James Ross n’a pu manquer d’être frappé par cette harmonie. Toutes les indications de Wilke entre le 150° et le 100: degré ont un tel caractère de
incertitude, et même, en tenant compte des erreurs
étranges qui marquèrent le début de son voyage, on BA\ictoria
laisse encore à Wilkes une part assez belle. Si l'on voulait, en résumé, faire celle qui revient à chacune des trois expéditions française, américaine et anglaise, on dirait que, dans ces campagnes, Dumont-d’Urville a reconnu le premier le continent antarctique, que Wilkes l’a exploré sur la plus grande étendue, et que
du pôle.
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Adentes à Ross a visité la partie de ces côtes la plus rapprochée EM
Mais l'existence même de ce continent n’est pas P#
encore hors de toute discussion : Dumont-d’Urville EM y croyait sans vouloir prématurément lui donner un 4
nom; Wilkes le lui donna avant presque de l'avoir bien vu, mais, est-il besoin de l'ajouter? Ross est demeuré incrédule. Les terres découvertes par Biscoë, par Balleny, et même celles de Dumont-d'Urvilke, n’ont pas, suivant lui, été explorées sur d’assez longues étendues pour qu'on puisse en déduire l'existence d’un continent. Quant à la ligne de côtes non interrompue tracée par le commandant américain,
nous savons qu'il ne veut en teuir aucun compte; il
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ces deux points la ligne de côtes qui unirait la terre
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; Lis pas un peu plus complaisant, mais un peu moins Miffcile, que toutes les terres, à partir de la terre
'ictoria de Ross jusqu’à la terre d'Enderby, semblent orésenter une continuité assez naturelle, et paraissent : ormer plutôt les diverses parties d’un même conti- “nent que de grandes iles détachées.
On peut achever grossièrement les côtes de ce continent antarctique en reliant sur une carte la terre BV ictoria aux côtes de Dumont-d’Urville et de Wilkes,
tces dernières à la terre d'Enderby; sur les autres #néridiens, entre 150 degrés de longitude occidentale et 40 degrés de longitude orientale. cn n’a presque ucun point de repère. C'est fair: une pure hypo-
L hèse que d'admettre la continuité des côtes précée, et que PA
entes avec les terres de la Trinité et de Graham ;
Œuuis on peut l'admettre un instant pour rechercher > Mquelle est la plus grande étendue qu’on puisse conn'est pas
evoir pour ce continent polaire. Pour l’apprécier approximativement , il faut tenir compte des deux données, en quelque sorte négatives, qui sont fournies par les latitudes extrêmes auxquelles Cook et 2\Veddell sont parvenus sans apercevoir la terre, le premier entre 100 et 110 degrés ouest et le second
de Palmer et de la Trinité, d’une part à la terre d’Enderby, de l’autre au prolongement de la terre Victoa, On ne peut manquer d’être frappé de la coin-
“cidence que présente dans ses traits généraux ce
st, je ne l [continent supposé avec le continent de l'Amérique du
Sud, qui lui fait face, et dont il est en quelque sorte le symétrique un peu amoindri. Ces continents for. merit deux grands triangles qui sont opposés par leur angle le plus aigu. Le cap allongé qui forme la terre de Palmer et de la Trinité est à peu près en regard de la pointe inférieure de l'Amérique méridionale, et les terres de Louis-Philippe et de Joinville pourraient être regardées comme les symétriques de h Terre-de-Feu. Le continent antarctique s’élargit jusqu’à la hauteur de la terre d'Enderby et de la terre de Victoria comme le continent américain jusqu’au cap Saint-Roque et aux Andes de Quito : il n’est pas jusqu’à la grande inflexion des Andes de Bolivie qui n'ait son correspondant exact dans le golfe profond que ferme la terre Victoria jusqu'au mont Érèbe. Ba Les dimensions du continent antarctique dans le Ru limites que je lui ai ainsi assignées sont un peu supé- 4 rieures à celles de l'Australie : il y a une distance de
1209 lieues environ entre la terre de Palmer et la côte BA
Adélie, et plus de 900 lieues en ligne directe entre h terre Victoria et la terre d’Enderby.
L'existence d’un continent antarctique est liée d’une PM
manière très-intime à l’une des questions les plus obscures de la météorologie du globe, je veux parler de la température de l'hémisphère austral comparéc à celle du pôle boréal. Jusqu'au 50° degré de latitude, la distribution des températures est à peu près identique dans les deux hémisphères ; mais la température des régions plus éloignées de l'équateur parait
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À Lesrapports des premiers navigateurs qui doublèrent le cap Horn, et plus tard de Cook et de Forster, con- À tribuèrent à répandre à cet égard des idées fort exa- À cérées, contre lesquelles Weddeli essaya de réagir. D Les observations de Fitz Roy, de Byron, de Bancks,
de Barrow et de Dumont-d’Urville, dans le détroit de
À Magellan et la Terre-de-Feu, ont prouvé que ces ré- À sions, que Forster avait décrites sous de si sévères W couleurs, jouissent à peu près du climat de la Nor- D vége occidentale; il faut remarquer d’ailleurs que “tous les navigateurs n’ont jamais exploré les abords
de la zone antarctique que pendant la saison d'été. Or il semble assez probable, en vertu de la prédominance de la mer sur les terres entre les pointes méridionales de l'Amérique et de l'Afrique, que si les étés y sont plus froids que dans la zone arctique, en revanche les hivers y sont beaucoup moins rigoureux. Les météorologistes se sont mis bien souvent l’esprit à la torture pour trouver les causes de la différence des températures moyennes dans les deux hémisphères, avant qu'elle ne fût incontestablement démontrée. Pour faire voir le degré de confiance qu’il faut accorder à ces raisonnements, il suffira de dire qu'on a cherché d’abord à démontrer que la zone australe était la plus froide, parce qu’elle contenait le moins de terres, et depuis les dernières découvertes on essaye de démontrer la même chose, par la raison que le pôle sud est le centre d’un immense continent, siége d’un rayonnement constant. Il serait trop long de faire la critique des arguments de toute espèce
qu'on a mis en avant dans l'examen de cette question si complexe, depuis l’excentricité de l'orbite de la terre jusqu’à l'hypothèse d’un rayonnement inégal vers les diverses parties de la sphère céleste : il vaut sans doute mieux attendre que l’on possède des indications plus nombreuses et des observations plus suivies sur les températures de l’hémisphère austral. Il est malheureusement à craindre qu'on n’en re. cueille jamais beaucoup dans la zone antarctique proprement dite. Si elle est le siége d’un véritable continent, on peut dire qu’il n’y a sur aucun autre point du globe une aussi vaste région entièrement fermée à l’homme. Des caravanes traversent les déserts brûlants de l'Afrique centrale; l'Australie s’entoure d’une ceinture de riches colonies qui envahiront un jour l’intérieur des terres. Les Anglo-Saxons s'établissent d'année en année plus avant dans les prairies de l'Amérique, que les dernières tribus d’Indiens ne peuvent plus songer à leur disputer; mais il y a sans doute autour du pôle sud des solitudes immenses où l’homme ne pénétrera jamais, des déserts de neige assez grands peut-être pour qu'un œil perdu dans les profondeurs du ciel aperçoive à leur place une tache blanchâtre pareille à celles que nous découvrons sur les pôles de Mars.
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