‹ Études sino-mahométanesChapitre 11 sur 18 · Hij '^'%^^ T'iEN-FANG WEI TCHEN YAO LIUE · texte numérisé non relu

Hij '^'%^^ T'iEN-FANG WEI TCHEN YAO LIUE

« Résumé de ce qui est le plus important pour la défense de la vérité (dans la religion) de l'Arabie », Par % ^ ^ Ma Che-kiun (surnom), de Nankin, qui y vivait et y tenait école pendant le règne Jxien-long (1736-1795), et qui paraît

(i) Op. cit., II, p. 368.

Ilb ETUDES SINO-MAHOMETANES

avoir joui d'une grande renommée parmi ses coreligionnaires.

Réédition due à Ma Ting-yuan, de Long-tcheou, et à Tcheou Ming-to, de Tch'eng-tou, dont les préfaces sont datées de 1892 ; publiée dans cette dernière ville,

I pe7i in-8, de 3 et 16 feuillets.

Recueil d'actes et de paroles répréhensibles qui font exclure ceux qui s'en rendent coupables de la religion musulmane, suivi de conseils de conduite et de règles particulières concernant notamment la manière canonique dont les animaux de boucherie doivent être mis à mort, les parties de leur corps qu'il est permis de manger, etc. Voici, à titre d'exemples, quelques-uns des préceptes édictés dans ce petit livre :

« Celui qui dira à une personne d'une autre religion : Si vous n'en- « trempas dans ma religion, vous pouvez entrer dans une autre, sera « exclu de la religion mahométane — car c'est considérer les fausses <,< religions comme semblables à la vraie » (p. 8).

« Si, en raison d'un dissentiment d'ordre privé, vous dites à un « homme de la vraie religion : Tu tie vaux pas un hom^ne d'une autre « religion, vous serez exclu de l'Islam » (p. 8, verso).

... « L'étude de la vraie religion résulte pour tous, hommes et « femmes, de la volonté de Dieu. Si quelqu'un dit que l'étude des « moyens propres à assurer son existence est plus importante que celle « du livre sacré, il sera exclu de l'Islam — car c'est là donner de l'im- « portance au monde actuel et manquer de considération pour le livre « sacré et la doctrine religieuse » (p. 9, verso).

... « Si vous prosternez votre tête (k'eou feou) devant quelqu'un, ou « si vous acceptez que quelqu'un prosterne la sienne devant vous, vous « serez exclu de l'Islam » (p. 10).

... « Si, parlant à quelqu'un, vous désignez la vraie religion par la « formule pi kiao (ma modeste religion) et une autre religion par la « formule kouei kiao (votre noble religion) (i), vous serez exclu de « l'Islam — car c'est là faire honneur aux autres religions et déprécier « celle de la Pureté et de la Vérité {Ts'ing tchen, le Mahométisme) ; il sK convient de dire seulement: wou kiao, ma religion » (p. 10).

— Un double.

i3. 51 îIj H^ Wou KONG CHE Yi, « ExpHcation du sens

(i) Formules inspirées des habitudes de la politesse chinoise.

des cinq exercices méritoires ». Par Lieou Tche (cf. 6 et 7 ci-dessus), de Nankin. Préfaces de 1710 et de i85i.

Réédition faite au Sseu-tch'ouan en i85i ; planches d'impression conservées chez Kouei Yi-hiuan, au :^ |^ ^ Tanyu-Vang, de Tcii'eng-tou.

I pen gr. in-8;, de 35 feuillets.

Dans les soixante-trois courts chapitres de ce traité, Lieou Tche a résumé ce qui concerne les principes, la pratique et l'application philosophique et morale des cinq actes de piété, savoir : nien, la pensée ou méditation; li, la salutation rituelle; tchai, l'abstinence; A'o, l'aumône et tclïao, le pèlerinage à la Mecque. Rédigé dans un style propre à lui attirer l'attention des lettrés, l'ouvrage s'applique, comme les autres productions du même auteur, à concilier les théories philosophiques ou cosmogoniques du mahométisme avec celles du confucianisme. Le lecteur européen y trouve, de son côté, sous une forme élégante, un ensemble de données précises sur les conceptions particulières et la formation liturgique des musulmans chinois au début du dix-huitième siècle.

Le Wou Kong che yi est mentionné par Dabry de Thiersant (vol. II, p. 365), parmi les oeuvres dues à Lieou Tche.

14. If :Riff, H KouEi TCHEN TSONG YI, « Sens général du retour à la vérité » {Imani). Enseignements oraux donnés, d'après un texte étranger, par un maître indien nommé |5pf -fS ^ A-che-ko et recueillis par son disciple $ifl# 4* TcHANG Che-tchong, qui s'est appliqué à en fournir une reproduction fidèle, sans souci de la forme littéraire.

Réimpression de 1878, due à Sou Che-t'ai de Siu-tcheoufou (Sseu-tch'ouan) ; planches xylographiques conservées au Pao-tchen-fang, de Tch'eng-tou.

I pen grand in-8, de 74 feuillets.

Le musulman de l'Inde A-che-ko vint en Chine à la fin de la dynastie Ming, dans la première moitié du dix-septième siècle. Pendant les luttes qui accompagnèrent la chute de cette maison impériale, une partie du texte original de ces enseignements oraux, soit trente feuil-

Il8 ÉTUDES SINO-MAHOMÉTANES

lets, fut perdue. On trouve, dans ce qui reste, le développement de ces quatre phrases : i° Je me soumets au vrai Dieu et fais comme lui (la transcription chinoise de cette phrase est ainsi donnée : Aman fou pin Ho hi, Wo mou hou wa); 2° et 3° Je suis soumis à toutes les qualifications du vrai Dieu et Je suis soumis à tous les mouvements du vrai Dieu (transcription : Pi a sseu mo yi hi wa souei fa t'i hi); et 4° J'accepte toutes les sentences du vrai Dieu (transcription : Wa ko pi lo fou tcho mi eul a ha ho mi hi).

i5. PS^^JËIi^ Sseu p'ien yao tao yi kiai, « Traduction et explication des points les plus importants de la doctrine, en quatre chapitres ». Par TchangChe-tchong ou /];! p^ TcHANG TcHONG, sumommé ^ |lj ^ Han-chanseou (voir n*' 14). Quatre préfaces, dont la plus ancienne paraît être celle qui porte la date de i653 et la plus récente une de 1872.

Réédition de 1872, dueà WangTchan-tch'ao, deTch'engtou.

I pen grand in-8, de iio feuillets environ.

Les quatre parties qui composent cet ouvrage sont consacrées : i°à la connaissance et à l'explication de Vlmani; 2° à la connaissance de Dieu et de l'Islam; 3° à l'explication des salutations rituelles et des règles religieuses ; 4" à l'explication des purifications, grandes et petites, des mandats célestes et des actes des saints.

Chaque phrase du texte fondamental est suivie d'éclaircissements étendus, ou même d'une interprétation mot à mot en langue chinoise vulgaire. On trouve, par suite, dans ce livre d'abondants et précieux éléments pour l'établissement d'une terminologie comparée de la religion musulmane, en arabe et en chinois, sans toutefois que les termes originaux soient donnés en lettres arabes.

16. (^ ij) fjg £, ® 1^ (T'ien-fang) Jen ki sing yu, « Paroles propres à provoquer l'éveil intellectuel relativement à la connaissance de soi-même (dans la religion d'Arabie)». Par,|^ 0J H Ma Ming-long, du Hou-kouang, qui tenait école à Wou-tch'ang pendant le règne ICien-long (1736 à 1795)-

Réédition due à Tcheou Ming-to, de Tch'eng-tou, et datée de 1898.

I pen in-8, de i5 feuillets.

Recueil composé, pour la majeure partie, de litanies en style cadencé, mais assez obscur, de mètres différents et destinées à être chantées. Les sujets suivants y sont successivement abordés : connaissance individuelle du naturel extérieur de l'homme; id. du naturel intérieur; connaissance simultanée du naturel intérieur et extérieur de l'homme; connaissance de l'origine de la Vraie unité (Dieu); connaissance originelle de la naissance de l'homme dans la droite voie; connaissance de l'extérieur et de l'intérieur des êtres vivants; connaissance de ce qui rend l'homme précieux; connaissance des indices de la création et des transformations de tous les êtres ; participation à l'éveil intellectuel; explication des erreurs (fragment visant le bouddhisme) ; définition du terme houei-houei (musulman).

— Deux doubles.

17. ÎR :& 1^ ^ Ts'iNG TCHEN CHE Yi, « ExplicatioD dcs doutes relatifs à la religion pure et vraie ». Par :^ 5c S KiN T'iEN-TCHOu, surnommé 4b ^ Pei-kao, de Che-tch'eng (K'iu-tsing-fou, au Yun-nan), académicien et professeur au Sseu-yi-kouan, ou Collège des langues étrangères à Pékin. Préfaces : de Tch'en Ta-Chao datée de 1 788, de Ma T'ing-fou datée de 1746, et de l'auteur portant aussi la date de 1788.

Réédition de 1877, due à Ma Tch'ang-ts'ing, surnommé Yun-tchai.

I penin-^, de 70 feuillets.

Longue dissertation, non divisée en chapitres. Les doutes que l'auteur s'est proposé de dissiper sont, à la fois, ceux des mahométans à l'égard du plus ou moins d'orthodoxie de telle ou telle croyance ou forme donnée au culte et ceux des adeptes d'autres religions qui reprochent au mahométisme ce qu'ils connaissent mal. On y trouve des renseignements concernant la nourriture des fidèles, leur calendrier spécial, les points par lesquels la religion musulmane se différencie du christianisme, le culte en commun pour les hommes et les femmes, l'usage du vin, le port des moustaches, les ablutions, etc. L'ouvrage se termine par

des remarques sur l'impropriété de l'adjonction au caractère houei [sl (musulman) de l'élément ^ k'iuan, qui y apporte l'idée de Chien : la forme ^0 n'est justifiée par aucun des livres faisant autorité dans la littérature chinoise.

l8., f£ 3'C ^C ^ ^ ^ TCHOU T'iEN TA TSAN TSI KIAI,

« Recueil de commentaires sur la Grande louange^ prière au Ciel. » Traduction due à ,^ ^ |f Ma Ngan-li, « descendant des Arabes », Yunnanais. Deux préfaces, dont la première est datée de 1878 ; elle est de l'auteur du livre, tandis que la seconde est du grand prêtre Ma To-sin et est datée de i863.

Les planches, gravées en 1897, furent déposées au Kingwei-fang,de Tcheou Ming-to, à Tch'eng-tou.

I pe72 in-8, de 41 feuillets.

Outre les préfaces indiquées ci-dessus, ce recueil comprend : Huit recommandations pour la récitation de la prière (jeûne, ablutions, balayage de la salle, nettoyage du mobilier, bâtonnets parfumés dont on fait brûler 3, 5 ou 7 tiges dans un brûle-parfum préalablement essuyé, génuflexions, pieuse disposition d'esprit et foi sincère) ; texte, en gros caractères, de la « Grande louange, prière au Ciel », traduite par le grand prêtre du Yun-nan, Ma To-sin, d'après la « Prière véritable du secours contre les calamités » {Kieou kie tchen king), dont il avait obtenu le texte pendant son séjour en Arabie ; commentaire de chaque membre de phrase de cette prière ; explication du mot T'ien, Ciel ; explication du mot Tchou, Maître, Dieu; élucidation de la continuité historique de la religion musulmane; dissertation sur les religions; explication du terme houei-tseu (mahométan) ; consultation sur l'apostasie ; histoire de l'Islamisme; et trois appendices sur les prostrations de la tête {k'eou feou), sur le déluge et le Houei-houei chouo, ou Discourst sur les musulmans, de Lieou Tche, donnant l'origine de l'appellation chinoise des mahométans. A l'exception de cette dernière contribution, les études qui précèdent sont données sous le nom d'auteur [5^ Q :^ A-j'e-foii.

L'Arabie est le centre du monde et non la Chine. Fou-hi — le premier souverain légendaire de la Chine, 3.400 ans avant Jésus-Christ — était un descendant d'Adam, venu de l'Occident et dont la postérité a peuplé la Chine. La pure doctrine du mahométisme, apportée par Fou-

hi, s'est. altérée dans la suite des temps, mais le confucianisme en dérive, quoiqu'il ait perdu la notion du vrai Dieu, qu'il a confondu avec le ciel matériel. Le déluge de Noé ne peut pas être celui de Yao ou de Yu. Telles sont quelques-unes des théories développées dans cet ouvrage où, à l'imitation de ce que faisait Lieou Tche au dix-huitième siècle, les livres canoniques ou classiques chinois sont fréquemment invoqués en vue de rattacher la culture nationale par son origine, et les lettrés fidèles au confucianisme par leurs monuments littéraires et philosophiques, à l'Islam. Voici, par ailleurs, quelques échantillons de l'argumentation de Ma Ngan-li : « Je dis que, avant les Trois Dynasties (de la haute « antiquité chinoise : Hia, Chang et Tcheou), les lettrés étaient tous de la « religion musulmane. Après le roi Wou-wang, des Tcheou, les lettrés « de Chine étaient encore, en grand nombre, de véritables lettrés [tchen € j'ou) ; ils n'avaient pas, en totalité, tourné le dos à la religion musul- « mane. Après l'époque des grands feudataires {Lie kouo), Yang et Mo « (les philosophes Yang Tchou et Mo Ti, protagonistes l'un de l'égoïsme « et l'autre de l'amour universel) portèrent le trouble dans la doctrine « {tao). Les lettrés demeurèrent lettrés pour une moitié et l'autre moitié « appartint à Yang et à Mo et la continuité de la religion fut totalement « perdue. Heureusement, notre Saint (Confucius) transmit le Livre des « changements, réduisit le Livre des Vers et celui de l'Histoire, con- « serva le fil de la tradition du Chang-ti (Empereur d'en-haut. Dieu) de « telle sorte qu'elle ne fût plus rompue et fit si bien que les générations « suivantes ont pu rentrer dans la loi des lettrés et, par elle, retourner au « culte musulman. Sinon, les ténèbres couvraient la nature, le soleil et « la lune étaient complètement voilés » (page ig, Kiao fongpien).

Ainsi est fondu dans l'Islam le pur confucianisme, tandis que les vrais lettrés se trouvent musulmans, au moins d'origine et sans le savoir.

Voir page i35, une Addition à cette notice.

— Un double.

19- ^^W$JL Tchen kong fa wei, « Exposé minutieux des véritables actes méritoires ». Par ^ f§ flj Yu Hao-tcheou, de Sou-tcheou (Kiang-sou). Préfaces : de Sou Yuan-t'ai datée de 1884, de Yuan Kouo-tsou datée de lygS et de l'auteur, non datée.

Réimpression de 1884; planches xylographiques conservées au Pao-tchen-fang, de Tch'eng-tou.

2 pen'in-S, comprenant i6o feuillets environ, de gravure assez grossière.

Rituel, divisé en deux livres, concernant les exercices méritoires de la religion, les ablutions, les salutations, l'abstinence, les aumônes, la foi, répartis en quatre sections : i° les ablutions, i6 articles explicatifs; 2° les salutations, 84 articles; 3° les devoirs (kong-k'o), 8 articles; 4° la connaissance de soi-même et de Dieu, Vlmatii, le mariage, les parents, etc., 19 articles. Style très simple; souvent celui de la langue parlée. Textes arabes, avec traduction juxtalinéaire; nombreuses désignations techniques données en transcription chinoise, d'après l'arabe.

C'est, sans doute, cet ouvrage que Dabry de Thiersant mentionne, à la page 365 du volume II de son Mahojnétisme en Chine, sous le nom de Tching-kong-fa-ouen, parmi les productions dues à Lieou Tche. Il contient, en effet, une notice due à cet auteur concernant la composition et l'utilité du livre.

20- 5c 3^ H ^ fM T'iEN-FANG San tseu king, « Le Livre des trois mots de l'Arabie. » Expliqué et traduit par j^i#^ Yu Hai-t'ing, de la province de Sseu-tch'ouan.

Réédition de 1 885 ; planches d'impression conservées au Pao-tchen-fang, de Tch'eng-tou.

I pende 20 feuillets in-8.

Sorte de compendium de la foi musulmane, rédigé dans la forme du livre classique élémentaire des écoles chinoises, le San-tseu-king, c'est-à-dire en membres de phrases de trois mots chacun. Ce petit ouvrage présente l'avantage de donner les équivalents arabes des termes particuliers à l'Islamisme par le moyen de notes latérales. Il est suivi d'une î^ :P^ ^ iit ^ Ts'ing tchen sing che ko, « Chanson pour éveil- « 1er le monde, du mahométisme », dont les divisions répondent aux cinq veilles de la nuit chinoise et qui est datée de 1875. La « Grande louange, prière au Ciel» deMaTo-sin (voir ci-dessus n° 18^ termine ce petit recueil, avec la préface du grand prêtre mahométan du Yun-nan, datée de i863.

Le Livre des trois mots arabe est mentionné par Dabry de Thiersant (pages 362 et 365 de son Mahométisme en Chine, volume II), qui indique Lieou Tche comme s'il en était l'auteur.

2 1- 3^ :^ 12 —^ K ^ P9 ^ fM T'iEN-FANG JEN YI PAO TCHEN

SsEu TSEU KiNG, « Le Livfe (en phrases) de quatre caractères, joyau pour la connaissance de l'Unique (Dieu), de l'Arabie », ou, sur les marges: T'ien-fang Sseu tseu king, « Le Livre des quatre caractères, de l'Arabie ». Traduit par Ma Ngan-li. Postface de l'auteur « rejeton de l'Arabie », datée de l'an i3i4 de l'hégire (Tc/^e cheng is'ien toit).

Planches xylographiques gravées en 1897 et conservées par Tcheou Ming-to, du King-wei-fang, à Tch'eng-tou, puis dans la maison de gravure Souei-cheng-tchai.

I pen in-8, de 17 feuillets.

Sorte de catéchisme contenant, sous forme poétique et mnémotechnique, les principes de la religion de l'Islam et les grandes lignes de son histoire, à l'usage de la jeunesse. Quelques brefs commentaires au haut des pages.

Dabry de Thiersant {Mahométisme, II, page 367) donne à tort Lieou Tche comme auteur de cet ouvrage.

22. P9 :^ ^ # Sseu tien yao houei, « Recueil de ce qu'il y a de plus important dans les quatre canons. » Par Ma To-sin (voir n°^ 8, 10, 18, 23 et 24), désigné sur le titre par cette appellation : l'homme d'étude de l'Arabie, Fou-tch'ou. Préface de Ma Ngan-li, datée de iSSg, et de l'auteur, suivies d'une notice biographique de ce dernier par Ma Tchao-long.

Réédition datée de l'année wou-siu de la période kouangsiu (1898), ou i3i5 de l'hégire, et gravée sur bois àTch'engtou, parles établissements i^mg-mao-^'ang et To-heou-fang.

4 pen in-8, comprenant une centaine de feuillets.

Divisé en quatre kiuan ou livres :

1° Les sources de la foi, six règles : Le Vrai et unique (Dieu), les anges, le livre de vérité, la foi aux saints, la résurrection, la prédestination ; postface datée de 1895, par le gouverneur de Yun-nan, Tchang Che-k'ing ;

2° Sens subtil des cérémonies et des actes méritoires : préface et

neuf chapitres sur le principe des salutations rituelles, leur grandeur, leur importance extrême, leurs avantages, etc. ;

3" Préface du gouverneur provincial Tchang Che-k'ing (i858), sur la personnalité, les écrits et le rôle de pacificateur de Ma To-sin, qu'un décret de l'Empereur avait investi des fonctions de Directeur général de la religion musulmane, Houei tsong tchang kiao ; préface de l'académicien Wou Ts'ouen-yi ; quatre autres préfaces, suivies du traité intitulé Yeou mingche yi, « Explication du sens de l'obscurité « et de la lumière », et composé de dix-sept chapitres sur la vie actuelle et la vie future, la tradition des saints à leur égard, la fausseté de la métempsycose, l'immortalité de l'âme, le rôle des saints, l'inanité de la vie actuelle et la réalité de la vie future, la résurrection envisagée dans les autres religions, les récompenses et les peines, le paradis et l'enfer, l'âme inaltérable, l'homme dans la création, le retour à Dieu des âmes d'élite ou vulgaires, les sages Tcheou-kong et Confucius, arbitres du monde terrestre, et les saints du mahométisme, arbitres de celui des ténèbres, le paradis, sa beauté, sa richesse, ses trois degrés, les châtiments infernaux proportionnés aux fautes commises par les hommes ;

4° Préface de l'auteur, suivie du traité intitulé Tcheng yi k'ao chou « Rapport résultant de l'examen de ce qui est vrai et de ce qui en « diffère » et composé de douze chapitres sur les fausses doctrines et leurs causes. Dieu et les créatures, les attributs de la vraie unité, les erreurs des autres religions, leurs mauvaises pratiques, la recherche de la vérité en dehors des apparences spécieuses, fautes envers Dieu, rébellion, soumission des saints à la Volonté divine, les degrés de sainteté.

— Le même ouvrage, sur papier du Yun-nan, daté de iSSg, ou 1276 de l'hégire.

4 pen dans une enveloppe de toile bleue ; quelques différences dans la gravure, qui est plus soignée ; ponctuation moins abondante. Sans doute, l'édition originale.

23. (5c il) J!É ^ ^ e (T'ien-fang) Sing ming tsong TCHE, « But de la vie (pour le mahométan) ». Rédigé par Ma Ngan-li, d'après les enseignements de son maître Ma To-sin, dont ce livre porte le nom, comme celui de Tauteur. Préfaces: deTcheou Ming-to et de Ma Ngan-li (i863).

ANALYSE d'ouvrages CHINOIS MAHOMÉTANS 125

Réimpression de 1898, donnée par Tcheou Ming-to, du King-wei-fang, de Tch'eng-tou.

I pen in-8, de 17 feuillets.

Un chapitre préliminaire, sur la mise en lumière de ce qui est caché, est suivi de neuf autres traitant de la connaissance de l'Unique (Dieu), du service du Ciel, de l'intelligence des principes rationnels, de la culture respectueuse de soi-même, de la nature humaine, de la vie et de la mort, de l'atténuation des désirs, de la conduite vertueuse et de l'imitation des saints.

Ces courtes dissertations, composées après le retour d'Arabie du grand prêtre Ma To-sin, portent la trace des études auxquelles il s'y était livré sur les textes religieux de l'Islam.

— Un double.

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