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Illettrés.
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Ce malheureux tableau indique que malgré de très notables progrès, la province française de Québec donne le pourcent le plus considérable d'illettrés. C’est aussi dans cette province qu'on trouve le nombre le plus considérable de personnes ne sachant ni lire ni écrire, soit 487,591, contre 395,690 pour Ontario dont la population est d’un demi-milion plus nombreuse, C’est ce nombre alarmant d’illettrés qui a servi de base à toutes les accusations d’ignorance portées contre la province française, et il faut convenir en etfet que c’est une constatation désolante. Hâtons-nous cependant de dire que cette statistique montre la province de Québec sous un jour quelque peu injuste. Dans Ontario on ne trouve qu’une proportion de 11.34 p. 100 d'enfants au-dessous de cinq ans. Dans Québec cette proportion est de 14.41. De sorte qu’il reste dans Ontario une proportion de 7.85 P. 100 illettrés au-dessus de cinq ans Contre 15.16 p. 100 dans Québec. La proportion est donc encore presque deux fois aussi considérable dans la province franaise. Il est certain qu'elle doit en grande partie cette infériorité à la faiblesse de son organisation scolaire et surtout au défaut d'esprit de suite et de sévérité dans l’application de la loi. On n'enseigne pas assez aux parents qu’un des plus grands crimes qu’ils puissent commettre, c’est de permettre à leurs enfants de grandir dans l'ignorance.
M. Léon Gérin a consacré à cette grande question plusieurs belles et savantes études qui ont paru dans la Science Sociale de l’année 1897. Le recensement de 1891, sur lequel il travaillait, indiquait le chiffre vraiment effrayant de 609,925 illettrés sur une population de 160,363 moindre que celle de 1901. J1 aurait donc pu se montrer plus pessimiste qu’il ne l’a fait sans avoir tort, Lui seul, à notre connaissance, a abordé la question franchement et méthodiquement. Nous analyserons ici brièvement son travail qui nous paraît d'autant plus instructif que les données du dernier recensement confirment sur plusieurs points importants ses raisonnements et ses prévisions.
M. Gérin fait remarquer que dans les récriminations qui ne Pouvaient manquer de suivre un aussi désastreux exposé, on s’en prit un peu à tont le monde, aux évêques qui dominent au conseil de l’Instruction publique, an peu de rétribution ac-
cordée aux instituteurs, aux méthodes, aux livres cn usage, à toute l’organisat on Scolaire, Tout cela ne forme qu'un coté de la question, et, croit-il, la moins importante, 1] existe un lien étroit entre Je degré d'instruction et l'éat social de la Population. La Proportion des illettrés est déterminée 10 par le régime du travail dans les divers groupes de la population ; 20 par les traditions familiales, traces idissées par leg r'égimes antérieurs du travail que ces groupes ont traversés, L'auteur constate d'abord que ce sont les contrées de pêche maritime où l’on trouve le plus grand nombre d'illettrés. Viennent ensuite les contrées d'exploitation forestière et minière, C'est la forêt qu'on dépouille par un simple travail de récolte, Peu d'efforts soutenus, peu de Calcul; Tout cela produit un effet déprimant sur ceux qui en font un moyen principal d'existence. Ce sont les Zumber Kings qui tiennent à bail le domaine public. Ils n’y fondent Pas d'établissement durables; ce sont des nomades qui abandennent successivement chaque région dépouillée. Leurs employés sont des ignorants. Des ignorants aussi ceux qui habitent les contrées de défrichement et de culture isolée. Dans le travail qu défricheur tel qu’il se Pratique parmi nous, rien ne pousse vers l'instruction. Mais, hélas ! on retrouve également l'ignorance chez les populations des pays de culture commerciale et dans les villes de Commerce! Comment cela se fait-il ? Admettons avec M. Gérin que cela n’est pas uniquement explicable par les seuls défauts du système scolaire, admettons même que le mal tienne, dans une certaine mesure, à l’ancienne formation communautaire du peuple. Mais ces admissions faites, convenons également que le système
est pour quelque chose, pour beaucoup même, et M, Gérin Ini. même en convient lorsqu'il dit : “Le plus grand bienfait que Conférerait l’école d'initiative, ce serait assurément de pré- Parer des générations de jeunes Canadiens-Français aptes à se faire une position dominante dans l’agriculture, l’industrie et le commerce, C'est 1, dans je Canada français, le nœud de question scolaire, c’est aussi le nœud €e Ja question sociale, Car s'ils veulent conserver leur autonomie et leur rang dans l'Amérique anglaise, il fant que les Canadiens-Francais adoptent les pratiques qui font la prospérité et ]a Supériorité de leurs concurrents.”
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Il est, suivant nous, certain que le grand nombre d'illettrés duus la province de Québec provient surtout des défauts du système, On a négligé l'école primaire, Le législateur a plusicurs fois reculé devant des influences très puissantes qui s'opposaient à son plus grand développement, Nous connaissons les arguments que l'on peut faire valoir à l'encontre de la trop grande vulgarisation de l'enseignement primaire parmi le peuple, Mais que peuvent tous les.raisonnements du monde bons ou mauvais contre l’évolution humaine ? On peut en sousmain poser des entraves, mais aucun corps responsable n'oserait s'opposer ouvertement à la diffusion de l’enseignement, parceque l’on sent très bien qu’il faut que cela soit. Puisqu’il en est ainsi, pourquoi ne pas accepter franchement cette nécessité et en tirer le meilleur parti possible ? Qu'on instruise les enfants, mais qu'on les dirige en les instruisant. Qu'on s'ef force de leur enseigner dès le bas âge les moyens pratiques et probes de se tirer d'affaire, L'on s'apercevra bien vite, si l’on veut faire cela, qu'une instruction Primaire «si comprise, bien loin de pousser les jeunes gens vers les villes, bien loin de leur inspirer le goût de la paresse et la passion de l'alcool, en fera des hommes sages, des agriculteurs experts et ambitieux, ayant l'amour de la terre et du progrès et un éloignement profond pour les vices sociaux qui minent la population francaise du Canada.
On semble avoir craint de trouver dans l'école primaire amé:liorée une concurrence qui ferait tort aux collèges et aux couvents. Erreur profonde et démontrée, ou l’on est tombé sans doute par crainte de voir se renouveler ici les troubles scolaires de France, où les conditions sociales et politiques sont toutes différentes; par suite aussi de la dénonciation des collèges classiques par certains amis de l'instruction plus ardents qu'éclairés. Cette seconde erreur est peut-être encor. plus grave que la première. Que les collèges classiques mana ent de certains éléments pratiques qu'il serait facile de leur donner, cela nul ne le conteste. Mais il est également incontestable qu'ils ont formé, qu'ils forment des hommes supérieurs et que leur rôle est de première importance nationale et sociale. De telles institntions sont essentielles aux peu-
bles qui aspirent à dev air grands. Ce sont des foyers, mais des foyers qui s'éteindront si l'on ne prend pas soin de les alimenter,
Où donc trou VeFons-nous cet aliment dont les collèges ont besoin parmi une population ignorante et illettrée ? Nous com- Piendrons mieux tout cela lorsque nous aurons étudié de plus Près le groupe français qui nous occupe en ce moment, Aftirmous cependant, avant de passer outre, ce principe qui nous parait consacré par l'expérience, c’est qu'en fait d'institutions sociales toutes contiennent, à des degrés différents, des éléments utiles qu'il faut conserver avec soin, Détruire, c'est presque toujours rétrograder, Dét ruire les collèges classiques ce serait enlever au Canada-Français Son principal élément de supériorité, ce serait le décapiter une seconde fois en tarissant la source de ses hommes Publics; négliger l'école primaire c'est préparer un autre genre de destruction, celle qui atteindra l'influence qu’exercent les directeur l’enseignement dans notre pays. Non, il ne faut pas détruire, : is édifier, améliorer sans cesse, C'est ainsi que les sociétés saces et Progressives respectent le passé tout en préparant l’avenir.
En étudiant attentivement le ‘aractère de nos compatriotes d'origine française, nous devrons, croyons-nous, conclure, qu'au fond ils se sont Moins écartés de la formation intellectuelle française qu'on pourrait le croire, en tenant compte du changement de milieu, ct de la diversité des événemerts de leur histoire depuis leur séparation. La cause en est indubitablement qu’ils ont continué à recevoir une éducation toute française, Le Canadien-Français est resté essentiellement et avant tout logique. Cela fait tout à la fois sa force et sa faiblesse, On remarque le contraire chez l'Anglo-Saxon qui se pique d'être Pratique avant d’être logique, Cette logique française, simple et lucide, devient de la Profondeur chez les esprits d'élite. Elle est en effet essentielle à toutes les grandes conceptions originales. On peut dire qu'elle fat de tout temps la lumière de l'esprit français. Mais elle peut produire de regrettables résn1tats chez les sujets incultes et ignorants : elle est plus dangereuse encore pour ceux qui ne sont qu'à demi instruits, on mal instruits, Instruire sans diriger, c’est placer nne arme meurtrière entre les mains de qui ne sait Pas s'en servir, (est
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4s ETUDES SUCIALES ET ECONOMIQUES
une logique mal entendue qu'on trouve au fond de tous les défauts les plus üppareuts du Canadien-Français moderne. LI se peut qu'il se ressente encore des conséquences d'une ancienne formation sociale vicieuse et que cela nuise à son développement, Mais cette Cause ne nous paraît que très faiblement déterminante, 1] est important en effet de ne pas oublier que le colon français émigré au seizième ou au dix-septième siècle, n'a pas eu à subir l'effet déprimant d’un régime social tellement mauvais qu’il a rendu la Révolution possible, Les circonstances lui ont épargné au moins deux siècles de famines périodiques et d'oppression, causes qui expliquent tout à la fois les faiblesses et les violences de ce peuple subitement déchaîné à la fin du dix-huitième siècle. Les étrangers impartaux qui assistèrent à cette époque aux séances des premières assemblées législatives françaises, avaient peine à en croire leurs yeux et leurs oreilles, tant ces députés leur paraissai nt
incapables de diriger les affaires de leur pays, non seulement
Par suite de leur ignorance pratique, mais surtout par leur défaut d'équilibre. 11 faut lire à ce sujet les Origines de la France Contemporaine, de Taine, et la Révolution française de Thiers.
Vers cette même époque les Canadiens-Français, tout en conservant au fond la formation française, commençaient À manier habilement l’arme constitutionnelle et parlementaire, et ils y avaient été ’"erarés par une longue suite de combats contre la nature ei -ontre les hommes, vie toute d'initiative où il fallait oser et agir sous peine de succomber. On admettra que les circonstances étaient très différentes, A tout événement, il nous semble incontestable que Pinitiative individuelle et nationale leur a rarement fait défaut lorsqu'ils ont compris clairement leur intérêt on leur devoir.
Voyons donc si nous ne trouverons p prochées pour expliquer quelques-unes de leurs imperfections sociales. Prenons au hasard, dans la classe la moins entamée, un chef de famille, cultivateur vivant sur sa terre, Sans être riche, il est à l’abri du besoin. (1) C’est un brave homme, sa
as des causes plus rap-
femme est excellente, tous deux sont intelligents, Ils sont peut-être illettrés:; mais s'ils SiveuL lire et écrire, ils ne trouvent à leur portée aucune littérature utile et Pratique, C'est Jà un des inconvénients de leur éloignement du foyer intellectuel de leur race, et il faut avouer que le journal politique ne su pplée que très imparfaitement à cette lacune. Leurs horizons sont donc très bornés, la somme de leurs impressions très faible et l’on peut dire qu'ils ne connaissent que ce qui est traditionnel dans leur milieu paroissial. Comme le grand nombre des ignorants, ils ne savent guère faire valoir leur bien, ne se doutant même pas qu'il leur soit possible de faire autrement et mieux qu'ils ne font, Ils se laissent vivre, et si parfois il leur arve de réfléchir, voici comment ils raisonnent : A quoi bon l'effort ? La culture ne Paye plus, on ne vend plus rien, En cultivant juste ce qu'il nous faut pour notre consommation, nous faisons le nécessaire : que faut-il de plus pour gagner le paradis ? On répare à peine Ja maison et les bâtiments qui graduellement se dégradent, on n'améliore pas la terre qui s'épuise, on soigne peu les bestiaux dont la race dégénère et dont le nombre diminue, On se sent un peu plus pauvre, mais on a tout de même du pain sur la planche, Acheter des machines agricoles, des animaux de race améliorée ce serait s'appauvrir davantage pour “n profit éloigné et fort problématique, Quant à se grever d'impôts, surtout de l'impôt scolaire qui ne rapporte rien du tout, il ne faut pas Y songer. C'est ainsi que se travestit la logique chez l’ignorant, Cette famille a véen ainsi depuis plusienrs générations, sans que le vice économique de l'indifférence routinière qui la mine l'ait encore atteinte dans sa vitalité, ni même sérieusement dans sa fierté. Nous le savons tons, la fierté est une des grandes vertus du Canadien-Français, puisqu'elle repose sur le sentiment d'une mission nationale, (Cest peut-être À son point le plus profond, l'aiguillon qui le sauvera en défi nitive,
Avant d'aller plus loin, examinons les conséquences immédiates de cette ignorance et de cette apathie dun eultivatonr. Il nous suffira, Pour nous en rendre compte, de comparer la etatistique agricole de Québec avec celle d'Ontario, où l'état so- Cial de l’agriculteur est meilleur, à cause d’une instruction pra-
tique mieux dirigée et plus généralement répandue, En 1901, la valeur du capital agricole de la province d'Ontario s'élevait à $932,595,051 ; dans la province de Québec, le capital agricole n'atteignait qu'à $436,176,916, beaucoup moins que la moitié. Cependant il y a moins de deux fois autant de propriétaires on cultivateurs dans la province supérieure; les chiffres sont de 224,127 et de 150,599 respectivement, Mais la propr'été que détiennent ceux-ci vaut moins. Une terre en culture d’une étentue de cent acres ne vaut en moyenne que $3,300 dans Québec ; dans Ontario elle en vaudrait $4,500, Ce n'est pas tont. La production agricole de la province d'Ontario, l'année du Recensement, et sans déduction des frais de culture s'élevait à #197,333,824, soit plus de 20 P. 100,tandis que la produciion agricole de la province de Québec ne s'élevait qu'à $86,390,781, (1) un pen moins de 20 p. 100. De sorte que si nous supposons que les frais de culture s'élèvent à cinquante pour cent dans chaque province, il reste acquis que tous les antomnes, les cultivateurs d'Ontario réalisent des profits nets dépassant cinquante millions de dollars ceux des cultivateurs de Québec. Si cela devait continuer, ceux-ci ne pourraient pas soutenir la concurrence bien longtemps. Il est vrai que le climat de Québec est plus rigoureux que celui d'Ontario, mais cette circonstance est bien loin d'expliquer un aussi grave écart. (2) Nous donnerons, du reste, plus loin la preuve officielle que la culture convenablement dirigée peut rapporter Presque autant dans une province que dans l’autre.
Ces points importants constatés, revenons à notre famille type. Elle est nombreuse, ce qui devrait être pour elle un avantage. Malheureusement, la routine meurtrière est là qui l’attend. Elle saisit les enfants dès le bas âge. Ils grandissent, comme leur parents, dans l'ignorance, presque sans instruc-
(1) Les produits laîtiers ne sont Pas compris dans ces chiffres. Elles rendraient la situation de Québec un peu plus favorable.
(2) Une contrée où l'on cultive avec succès le tabac ne sauraît offrir da grands désavantages au point de vue de la culture générale. On sait qu'à l'est de Québec, où les hivers sont plus froids que dars la région de Montréal, on cultive avec succès les arbres fruitiers.
Méligieh maris
tion, sans éducation surtout, et sans saine ambition, ce qui est bien grave. Nous ne disons pas qu'ils deviennent du premier coup des dégénérés, mais ils restent dans la routine traditionnelle, Là où il n'y a pas progrès, il faut qu'il y ait décadence et la décadence conduit à la longue à la sauvagerie. Les exemples en sont rares, il est vrai, cependant il en existe, Qui pourrait croire, en étudiant la condition actuelle des Maures du Maroc, qu'ils furent autrefois un peuple de haute civilisation !
Les générations qui se succèdent sans progrès réel dans les Campagnes du Canada-Français, tendent done, dans ces conditions, à devenir progressivement inférieures, Ainsi que cela arrive presque toujours en de telles circonstances, ils conservent et développent les vices de la vie civilisée en laissant de côté la plupart de ses vertus. Filles et garçons sont probablement inférieurs à leurs parents, mais il croient naturellement € connaître bien plus long, On assiège les vieux parents, dont l'énergie commence à décroître; on leur demande des toilettes, des équipages, une foule de choses fort au-delà de leurs moyens. La terre ancestrale est hypothéquée pour leur procurer ces inutilités frivoles, les intérêts, souvent usuraires, mangent la récolte, le découragement survient, et bientôt il faut se disperser pour vivre. L'héritage vendu fournit les moyens de s’expatrier, la famille part, elle est perdue pour la patrie. Qu'est devenue pour elle Ja devise nationale : Eniparons-nous du sol ? (1)
(1) C'était là, du reste, le caractère des paysans français d'avant la Ré. volution, alors que l'espérance d'améliorer leur Sort n'était pas encore entrée dans leur esprit. Les lignes qui précèdens étaient déjà écrites lorsque nous trouvions dans Mauprat, une des meilleures œuvres de George Sand, une confirmation si frappante de notre théorie, que nous ne pouvons nous dispenser de transcrire ici une page de cette admirable peinture:
“Ces gens-là (les Paysans) ont de la vanité, fls aiment la brarerie, mangent le peu qu'ils gagnent Pour paraître, et n'ont pas la prévoyance de se priver d’un petit plaisir pour mettre en réserve une ressource contre Îles &rands besoins. Enfin, ils ne savent PAS gouverner l'argent: ils nous disent qu'ils ont des dettes, et s’il est vrai qu'ils en aient, il n'est pas vrai qu'ils emploient à les payer l'argent que vous leur donnez, Ils ne songent pas au lendemain, ils payent l'intérêt aussi haut qu'on veut le leur faftre payer, et Îls achètent avec votre argent une chenevière ou un mobilier. afin que les voisins s'étonnent et soient jaioux. Cependant les dettes augmentent tous
tt Été 8 4
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