‹ Études sociales et économiques sur le Canada [microforme]Chapitre 25 sur 38 · DEVRAIT ÊTRE · texte numérisé non relu

DEVRAIT ÊTRE

OUS avons essayé de dé Canada oriental, pos, industriel, ne

d’ Déthode scienti lièrement M. Pa

és fi lesquel]

Le moment de tenter ce grand effort qui nous donnera la possession et la jouissance de notre industrie nationale est maintenant arrivé Pour nous. Si nous le laissons passer i] ne Se présentera plus. I] Y a donc ici urgence Pour tous les groupes de Population du Canada oriental. Pour le groupe français, la

(1) Traite des finances, tome 1, p. 66.

question est vitale, Pour lui, une action prompte et efficace est, sans aucune exagération, une question de vie ou de mort.

Or, nous l’avons vu, dans les conditions actuelles, cette population se gâte chaque jour davantage dans une inaction forcée; non seulement cette partie qui devrait être industrielle, mais aussi la population rurale. La contagion se répand. Comment pourrait-il en être autrement? Avons-nous jamais réfléchi à l’infériorité vraiment effrayante où se trouve placé le groupe français par suite de l’absence du développement industriel? Cela dépasse de beaucoup les conséquences de l’infériorité agricole que nous avons constatée précédemment. M. Edmond Théry, directeur de L’économiste européen, fait observer que la puissance de travail annuel, en France, en supposant qu’il y ait 280 jours de travail par année et en ue pour base l’année 1898, se décompose comme suit :

Travail patronal. . 1,611 millions de journées Travail ouvrier . . 2,692 millions de journées Travail animal . . 4,552 millions de journées Trav. il vapeur . . 39,960 n. Ilions de journées

Total . . . . 48,715 millions de journées

Par conséquent, en 1898, le travail de 38,000,000 de Français, en tenant compte des machines, équivalait au travail d’une population d’environ 175,000,000 qui ne se servirait pas de machines mues par la vapeur ou autres agents mécaniques. La différence en 1904 serait beaucoup plus considérable. En appliquant le même calcul à la population actuelle des Etats-Unis, on trouve que 76,000,000 d’Américains pourvus de machine: travaillent autant que 282,000,000 de personnes qui n’en auraient point. D’après le même calcul, le groupe français du Canada, à peu près dépourvu de grands agents mécaniques, ne représente aujourd’hui que le travail de 1,600,000 hommes. En établissant la grande industrie, qui augmenterait de quatre et demi la puissance de travail, non seulement de la population actuelle, mais aussi celle du million perdu et qui nous revien-

ble encore. la province de Québec contie ans dix millions d’âmes ayant une Capacité productrice d’une population de 60,000,000 d’âmes, qui ne ge servirait pas de la vapeur et de l'électricité.

© Les avantages d'un système régulier de développement inustriel ne se borneraient sur le papier de bonnes loi car le peuple n elles que des

ces de son pays, ne l’

mettre en valeur l’im.

Pour répondre à cette €r ce que nous disions

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(1) Nous avons sans doute des machines dans la province de Québec, mais celles qui appartiennent à ja population française sont peu importantes.

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