‹ Études sur Blaise PascalChapitre 26 sur 30 · ABROGÉ DE LA VIE DE JESUS-CHRIST · texte numérisé non relu

ABROGÉ DE LA VIE DE JESUS-CHRIST

des faits et des souvenirs. En voici un exemple:

« Le même jour, étant averti de se garder d'Héfi rode, il répond : Dites à ce renard que ma con- « sommation approche. Et ce lion de la t^ibu de Juda € manda à ce renard qu'il montait hardiment en Jé- € rusalem. Il se plaint ensuite sur Jérusalem, disant : € Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu € rassembler tes enfants, et tu n'as pas voulu ! Mais € malgré ses résistances, il le fit quand' il le voulut. ^

n ne faut pas voir dans M, Faugère un imitateur de cet affranchi de Pompée, ramassant au hasard sur la grève les tributs desséchés de vingt naufrages pour en faire un simulacre de bûcher à son général mort. Il regarde à la valeur intrinsèque et met du prix à Tutihté morale de tous ces fragments dont il ne serait pas libre d'ailleurs de soustraire le plus chétif à notre pieuse curiosité. Dans cette occasion, il s'est réjoui d'avoir h nous donner de Pascal quelque chose qui fût digne de ce grand homme, et du monument qu'il avait voulu élever.

< On a beaucoup, dit-il, célébré dans Pascal le « génie mathématique et calculateur. Cependant il est € avant tout l'homme du gentiment : c'est par le « cœur, plus encore que par la raison, qu'il est € grand, et demeure à jamais en possession de la « sympathie et de l'admiration des hommes.

« Il est aisé de comprendre combien son âme si « passionnée pour le beau moral dut s'éprendre de € l'âme divine du Sauveur des hommes, et comment « il fut saisi de la tentation de retracer, après tant

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