ABREGE DE LA T1E
d*autres, la touchante et merveilleuse bjogr^bie de ^'Homme-Dieu. V Abrégé de la vie de Jésus- Christ
a très probablement été écrit, comme ce qui nous reste de V Apologie de la religion, dans les dernières années de Pascal. Ce n'est qu'une autre pbauche imparfaite; mais cette ébauche est celle du génie, et la main du maître se manifeste encore dans ces esquisses quelquefois à peine formées, dans ces notes à demi-mot que l'auteur jetait en courant, afin de retrouver plus tard la trace deç p.en^es qu'il se proposait de développer. Quelques mots de la préface, dans lesquels Pascal s'adresse au lecteur, semblent indiquer qu'il avait le projet de publier h Vie de Jésus-Christ; il regardait sans doute un pareil ouvrage comme le complément ou plutôt comme <t l'introduction essentielle de son Apologie de la religion. Mais la durée terrestre de l'homme est toujours « plus courte que ses desseins et ses espérances ; pour « cette œuvre aussi le temps ^ manqué k Pascal, pt « l'on y retrouve à chaque page le souvenir de son € existence si prématurément brisée sous le poids de 5 1^ souffrance et du génie ; souvenir qui ajoute un 5 indicible degré de mélancolie à l'image qu'il a tra- € cée de lui-même, quand il a défini l'homme un 5 roseau pensant. ^
M. Faugère a également retrouvé Ip tesj;3.ment de Pascal, et il a bien fait de le publier, encore que cette pièce n'ajt rien peut-être de plus remarquable que de l'être si peu. Tout homme juste et reconnaissant a pu faire, comme Pascal ^ des legs pie§ ^ des