DU LIVRE DE M. COUSIN SUR LES PENSÉES
Il faut comoiencer par remercier M. Cousin. Le travail difficile et fatigant auquel il s'est livré prépare et consomme en grande partie la restitution d'un texte dont la pureté importe à tous les admirateurs du génie de Pascal, à tous les amis de la littérature nationale. II. faut le remercier aussi de sa jalousie pour cette belle langue française qu'il connaît et qu'il écrit si bien, et des excellentes maximes littéraires que l'examen du style de Pascal lui a donné l'occasion de professer. Voilà la carrière ouverte à tous ceux qui, pleins du même respect pour les chefs-d'œuvre de notre littérature, voudraient consacrer, dans des éditions normales , un texte parfaitement sincère de nos classiques, et constater, ainsi que M. Cousin l'a fait pour Pascal, la part d'invention, en fait de
• Des Pentées de Pascal, par M. Cousix. Paris, 1843. Ce compte rendu, en trois articles, du livre de M. Cousin, a été inséré par M. Vinet dans le Semeur en 1843. — Éditeurs.