SLR L'HUILE EMPLOYÉE EM HORLOGERIE
conserverait son état primitif pendant ie temps le plus long qu’il faudrait préférer.
Une huile très-fluide ne tient pas à une roue d’échappement. La force centrifuge tend à la lancer au dehors; les angles rentrants qui se trouvent dans le voisinage exercent une attraction qui bientôt laisse les dents de la roue à sec; la poussière infiniment ténue qui se dépose sur tous les corps lui sert de véhicule, et elle se déplace d’autant plus facilement qu’elle est plus fluide. Il y aurait encore beaucoup à dire contre l’emploi d’une huile qui serait extrêmement fluide; mais nous nous arrêterons ici sur ce point. Si, dans les montres, l'huile était de nature à absorber une partie notable de la force motrice et à diminuer l’amplitude des arcs du balancier, nous y mettrions une grande importance; heureusement l’ejpérience n’a pas montré jusqu’à présent que la différence qu’il peut y avoir entre deux huiles telles que celles qui peuvent être employées soit d’une importance appréciable, et comme la constance de la résistance est l’objet capital à nos yeux, nous ne pouvons mettre sur la même ligne un peu plus ou un peu moins de fluidité.
C’est là une de ces choses sur lesquelles la méditation et le raisonnement induisent en erreur lorsqu’ils ne sont pas étudiées en même temps par l’expérience faite dans des conditions décisives.