‹ Études sur diverses questions d'horlogerieChapitre 9 sur 64 · RU REMONTOIR D’ÉGALITÉ · texte numérisé non relu

RU REMONTOIR D’ÉGALITÉ

très s’est trouvée de beaucoup inférieure à celle d’Arnold et autres, malgré que la main-d'œuvre de ces derniers n’égalait pas celle de Mudge. Iles artistes anglais et français ont produit des échappements à remontoir pour les montres de divers genres de construction, et, sous le rapport du travail, ils n’ont certainement rien laissé à désirer; mais ils ont manqué quant à l’objet pour lequel ils étaient destinés, c’està-dire à perfectionner l’exactitude de la marche du chronomètre.

« Le remontoir ayant été de commun accord abandonné à l’égard des montres, pour lesquelles cependant, attendu que la force motrice de celles-ci est un ressort, et d’après cela inégale, j’aurais cru qu’on eût pu les employer avec plus d’avantage, je ne puis comprendre, je l’avoue, d’après que) principe on peut en espérer un bon résultat en les employant aux pendules dont la force motrice est un poids, et par conséquent égale. Je sais bien toutefois, et je dois le dire, que des horlogers français très-distingués, qui jouissent à juste titre d’une haute renommée, ont une opinion très-favorable de ce genre de construction appliquée aux pendules de toutes sortes.

« D’après des principes généraux, j’objecte, quant à moi, à l’emploi d’un échappement remontoir pour les pendules.

« 1° Que la machine devient par là beaucoup plus compliquée;

« 2° Que, dans le cas de deux pendules parfaitement semblables, à l’exception que l’une d’elles a un échappement à remontoir et que l’autre n’en a pas, celle avec le remontoir exigera une force motrice beaucoup plus grande que celle sans remontoir pour produire le même arc d’oscillation du pendule; d’où il suit que l’usure générale de la pendule avec le remontoir sera plus considérable que celle de la pendule sans remontoir.

« Je vous prie d’agréer, Monsieur, les salutations très-empressées de votre très-dévoué serviteur et confrère,

« R.-l,. Vt'I.I.IAMY. »

Page 1