PARIS
Che« F. G. LEVRAULT» me de la Harpe» n.* 81; SVRASBOUIIG) même maiioo, rae des Juifs, n." 33.
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Ce livre est le résultat de quelques ëtudes entreprises en Allemagne méme^ dans une ville où Gœthe a vécu , au milieu des souve* nirs qu'il y a laissés ^ au sein de ses amis. En me livrant a ce travail^ je n'ai point prétendu faire la critique des œuvres de Gœthe^ je ne me suis senti , je l'avoue , ni assez hardi ni assez fort pour m'attaquer à un tel homme. Mais j'ai pris ses œuvres l'une après l'autre; f ai tâché d»en saisir l'esprit, d'en comprendre la portée, et alors j'qn ai rendu compte avec honne foi, non point d'après une opinion établie d'avance, non point d'après une idée systématique, mais uniquement d'après rim^ pression que j'en ressentais. Ce que je voulais surtout, c'était de remonter à l'idée première d'où Gœthe était parti pour composer un drame, une comédie; c'était de voir comment il s'était emparé de cette idée , comment il avait su la faire ployer au gré de son
génie, Télever, Fétendre, Fennoblir, la ti-availler avec art dans ses détails et la poser avec majesté dans son ensemble. C'est ainsi qu'en arrivant au drame de Faust j on trouvera toute la vieille chronique du magicien, telle que nous la racontent des traditions écrites , mais devenues aujourd'hui fort rares. Si ces recherches purement bibliographiques et qui n'exigent à vrai dire qu'un peu de patience, sont exactes et présentent quelque intérêt, ce sera la peut-être le seul mérite dç ce livre ; et si je parviens a faire passer dans l'esprit de quelques lecteurs l'admiration sin-; cère que j'éprouve pour le grand homme de l'Allemagne ; si je puis leur inspirer au moins le désir de le connaître, de l'étudier, le but que j'avais en commençant cet ouvrage sera rempli.
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