CHŒUR DES ANGES
Tonmez-Yous en clarté , flammes d'amonr. Que la vérité vienne au secours de ceux qui se damnent, afin qu'ils se délivrent joyeusement des liens mauvais et rentrent dans le sein de Dieu.
MEPHISTOPHELÈS.
Quelle étrange chose ! Il me semble être comme Job. J'ai le corps couvert de plaies, j'ai peur de me voir moimême, et cependant je triomphe quand je me considère, quand je reprends confiance en moi et en ma race. Les nobles parties du diable sont sauvées, le mal se jette sur la peau. Déjà les flammes de ces anges sont éteintes , et je les maudis toutes à la fois comme il convient
LES ANGES
Flammes samtes! celui qu elles entourent se sent heureux dans cette vie. Réunissez- vous, montez et chantez, l'air est purifié et l'esprit respire.
{Ils s'éloignent^ emportant Famé de Faust)
nÉpmsTOPUELis (^regardant autour de lui). Mais comment? où sont-ils allés? Cette troupe d'enfans m*a surpris, elle s'en est venue fouiller dans le tombeau, et la voilà qui s'envole vers le ciel avec sa proie. Je perds' va grand trésor, Tame qui s'était vendue à moi m'est enlevée par une friponùerie. Auprès de qui irai- je maintesant me plaindre P Qui donc pourrait me faire rendre justice ? Âh ! tu te laisses tromper sur tes vieux jours, les
tnUtiyes te rétussisscsit ma). Tu Tas mëiité. Xai agi comsie un Sût indigné. J'ai fait inutilement de grands frab. Un plaisir vulgaire , une passion absurde a touché le yieax diable. Le sage eipérimenté a pu prendre goât à ces niab enfantillages, et ce n'est pas une petite folie que celle qui à la fin s'empare de lui.
(Rayins, forèto, rochers, solitnde.)
VES SAINTS ANACBoniTES {le chœuv et récho).
Ici les forêts tremblent , les rochers pèsent de toat leur poids, les racines rampent, les tiges épaisses s'entrelacent, là vague se précipite après la vague, la caverne la plus profonde est notre asile. Les lions se traînent amicalement auprès de nous. Cest Tasile de l'amour saint
PA'ten EXSTATicus {planant dans les airs).
Étemelles délices, liens ardens de l'amour, douleurs brûlantes de l'ame, joies enivrantes de Dieu. Les flèches me traversent, les lances me subjuguent, les massues m'écrasent, les éclairs me pénètrent, et le néant même et tout ce qui s'envole porte l'éclat de l'étoile immuable, le germe de l'amour étemel.
PATEa VBOlfVJXDVS.
Comme les rocs escarpés qui pendent à mes pieds avec leurs profonds abtmes, comme ces mille ruisseaux qui bouiBonnent et roulent an loin leur onde brillante , comme cette forte tige qui s'élance d'elle-même dans les airs, je me représente t'amour puissant qui forme tout et anime tout.
J*CBtaids autour de mei on bnnssement sanyage, comme si les rocs et la fo^èt ondoyaient ensemble, et cependant la source d'eau tombe avec son doux munnnre pour s*en aller rafratcbir la plaine. L*éclair qui luit terrible, purifie Tafanospl^ère empoisonnée, et la source d*eau et Téclair ne sont que les messagers de Tamour. Ils nous annoncent ce qui se meut éternellement autour de nous. Paissent-ils aussi enflammer mon ame, lorsque l'esprit égaré et froid se tourmente dans la prison des sens, dans Jes cbalnes étroites de la douleur. O Dieu! donne la force à mes pensées, donne à mon cœur la lumière dont il a besoin.
PATEU SERAPHicvs (^région moyenne). .
Quel beau nuage du matin rois- je apparaître â trarers les rameaux yacillans de la forêt! M'est- ce pas la jeune troupe des esprits?
CHOBUn d'eNFARS BIERHEUaEUX.
Notre père, ou allons -nous? Notre ami, qui sommesnou^? Itons sommes beureux. Pour tous, pour tous, Tezistence est si riante.
PATER SEBAPHICUS.
Enfans nés à minuit avec l'esprit et les sens â demi clos, enfans enlevés â vos parens et conquis pour les anges, si vous sentez la présence de l'être qui vous aime, approchez- vous. Mais vous ne savez rien, heureux que vous êtes, des chemins durs et rocailleux de la terre, descendez dans mes yeux, wganes du monde, servez- vous-
(Ho)
^ en comme des v6treS| jetés les regards sur ces costrées.
{Illes prend en lui-méint.)
Voilà des arbres y des rochers , des torrens qui se précipitent â grand bruit à travers leur route rocaillease.
LES ENFAKS BIENHEUREUX (du dedans).
C'est un grand spectacle àxcontempler, mais le lien est trop obscur y Teffroi nous saisit : noble père, laissefr-noos sortir.