ADELAÏDE
Malbeur! Malheur!
I Allusion à la sentence des francs -juges^ qui, comme on sait; tenaient toujours leurs séances la nuit dans des lieta écQrtéft«
(agg)
Tais- toi. Et si tes actions ne viennent pas comme de hideox fantômes f ^traîner yers fenfer^ lève les yeux vers le ven|j^nr qui est au deli et prie-le de se conforter du sacrifice q;ue je lui apporte.
JklIELAÎlDE.
Laisscrmoi vivre t Que t'ai-je £sût ? — J*einbiasse tes genoux
LE UEUATBIEB (à puH).
Une femme royale ! Quel regard 1 Quelle v^ix ! Dans ses bras, je pourrais , moi misérable , être comme un dieu l Si je la trompais ! — Elle est pourtant en ma puissance t
ADEIi^Q>E.
Il semble ému.
XiÉ HEURtRIEft.
Adélaïde, tu m*as attendri. Veux- tu m^accor^er?... .
, adeuXde.
Quoi?
LE MEUETHICR.
Ce qa^un homme peut demander d'une belle femme ad miGeii de la nuit
' ADELAÏDE (à part).
La mesure est comblée. Le vice et la bonté m'embras^
sent comme les flammes de Tenfer avec leurs bras satan!* qnes. J'expie. J*expie. En vain puis ^ je chercher à effacer le crime par le crime, ngnomiuie par rignomime. Le déihiiniieur le ph» effroyable, la mort la plus infamante se moBtrent i mes yeux.
U HEUBIBUOL
Décide -toi.
adsiia!d£ {m^ prédpiUrtiony.
Un rayon de salut ! (EUe va près de son là; il la suit Elle prend un poignard au chet^ei et le frappe!)
LE MEORTRIER.
Perfide» )iisqn*aa bonti (// F étrangle et bd donne m coup de poignard.) Serpent! Mon sang conle ans, et je dois payer ainsi mon fatal désir. Mais je ne snispas le preimier. Dieu ! qui la fis si belle , ne ponvais-ta la (aire bonne!
. Ayant cette catastrophe de l'indigne femme de Weislingen , Goetz a eu à subir quelques-uns des plus douloureux événemens de sa vie : ses/ ennemis ont enfin obtenu un arrêt de l'empereor contre lui; ^quatre cents hommes sont envoyés pour le prendre; il se fortifie dans son château, et &it ayec ses compagnons une longue et courageuse résistance. (Test un beaunet pittoresque tableau que cekd de ce siège, où avec une poignée d'hommes il se jette bardiment au-devant de ses adversaires, et les met es déroute. Cest de son côté une bravoure sans ég^e, et parmi ses compagnons une grande joie et de ^PA£Pj cn^ de victoire; mais ensuite le besoin vient Les provisions sont épuisées : il faut qu^il fonde liùmème des balles, qu il mesure la poudre; il lui reste encore une bouteille de vin; sa femme .Fa flû&< à
(5oi)
part pour liiî ; niais il s'inAgne d*iine telle précaution : la bouteille est partagée entre tous, et chacun boit aux cris de rive Fempereurl rive la liberté!
Puis il est forcé de capituler, il cède, il se rend» sur sa parole d'honneur de chevalier, à Heilbronn. Mais ses ennemis ne sont pas encore saftisfidts : ils veulent lui faire signer un acte contraire à ses principes, et c'est alors qu'arrive cette scène racontée par Im-méme, et si bien dramatbée par Goethe; cette scène, dans laquelle se développe toute sa franchise et l'énergie de son caractère.
(L'hôtçl-de-Tille.)
LES GOUSEULLERS IMPÉRUUX. LE Gtf HMNE. LES CCUI^
SEILLEBS DE HEILBRONN.
vu CONSEILLER DE BEILBROKR.
Kons avons, d'après vos ordres, rassemblé les bourgeois les plus braves et les plus rigourenx. Us sont là tout prêts à s*emparer de Berlichingen an moindre signe.
I7H CONSEILLES IMPERUL.
lïons saurons faire valoir comme il conrient auprès de Sa Majesté Ii^périale votre docilité à smvre ses ordres^ Sont- ce des ouvriers?
LE eONSEILLER DE HEILBaomf.
Des forgerons, charpentiers, tonneliers, tous gens doués d'un bon poignet et d'une bonne poitrine.
LE CONSEaLEà IBIPIÉRIAL,
Bien!
Il attend devant la porte*
LE <;ONSEII£Ea IMPÉEUAI*.
Faitoi-b fsntTf^.
GOTTFRIED
Que Dien vous salue, seigneurs! Que me roéoryo^l
MM eOWWJMSU
DTabord qf e vous sanglez ok yons êtes et devaat fu.
GOTETRIED.
Par ma foi I Je ne vous méconnab pas.
LE CONSEILLER
Vous fidtes votre devoir.
GOTTFacp).
De tout cœur.
LE COKSEILLER.
Aiseytt-vons.
GOTTFfUSDi.
là au-dessous? Je puis rester debout; la seDette porte encore une odeur de pauvres pécheurs , comme toute la salle au reste.
LE CONSEILLES
Eh bien! restez debout.
GOTTFaiEl).
Au fait, s*il vous plaît
LE CONSEILLEB.
Nous procéderons avec ordre.
GOnVJIlEB.
J'en serai très-content 3e voudrais qu'il en eût été toujours ainsi.
ut eOUSEItLEB.
Vous savez comment tous vous Ates remis â discrétion entre nos mains.
GOTTFRIED
Que vonlei^vow me donner si je Fonblie?
LE CONSEILLER
Si je pouvais vous donner la modestie, votre affaire n*en serait que meilleure. <
GormiED.
En vérité, je crois qu'elle est plutôt de nature à me faire alisoudre, qu*à me perdre.