DES FIÈVRES AUTOMNALES
Dans les fièvres aiguës d'automne et d'été, quelques gouttes de sang rendues au commencement annoncent une grande tension, avec beaucoup d'inflammation, et que les urines couleront peu dans la suite. Si le malade est dans la vigueur de l'âge et si son corps est fort habitué à la fatigue, bien charnu, ou si le tempérament est atrabilaire, quand les mains tremblent on prenant la boisson, c'est signe manifeste que le délire ou les convulsions arrivent. Il est bon de le prédire. Il vaut mieux que cela arrive aux jours pairs; si c'est aux. jours critiques, le signe est funeste, à moins qu'il ne s'établisse une hémorrhagie abondante par le nez, ou des selles, ou quelque évacuation de pus, ou quelque métastase, ou un dépôt, ou un travail aux hypocondres, ou vers les testicules ou aux jambes. Quand ces symptômes finissent, on voit venir les crachats, les urines épaisses, égales, blanches (1).
(1) la acutis morbis, sestiva et autumnali tempestate, repentina sanguinis stiUatio, contentionem et multum circa venas fer%'orem siguificat, et postero die urinas tenues fiituras. Ac si œtate viguerit aeger, fueritque corpore exercitato, bene carnoso et melaucholico, aut ex potatione manus tremulse fuerint, delirium aut convulsionera recte prœdixeris. Et si quidem paribus diebus accesserint, melius ; judicatoriis vero diebus peruiciosum, nisi multus irruens sanguis viam redundantiae per nares aperuerit, aut per sedem fecerit, aut abscessus, aut Iiuraorem transpositus, aut prœcordiorum dolores, aut ad testes, aut ad crura attulerit. Quibus coucoctis viœ sunt sputis, et urina; excernuntur crass:e, levés, albœ.