POSITION DU MALADE AU LIT
nous abstînmes de toute nouvelle tentative de taxis, et fîmes administrer des granules d'hyosciamine : 3 de demi-heure en demi-heure. Au bout d'une heure et quai't, les pupilles se dilatèrent, et il suffit de l'apposition de la main pour faire rentrer la hernie avec un bruit de gargouillement clair.
Voici un autre fait c[uant à la dilatation des vaisseaux et le larmoiement de l'œil.
Un de nos bons confrères, fatiguant énormément dans son service do médecin des pauvres, avait les vaisseaux de la conjonctive très-dilatés, avec un suintement séreux; nous lui enfimes la remarque, et l'engageâmes à se mettre à l'usage de la strychnine (sulfate ou arséniate), afin d'empêcher la paralysie des vaisseaux, lui disant que ce qui se passait à l'extérieur de l'œil, devait également avoir lieu à l'intérieur du crâne. Il rejeta loin ce conseil (les médecins, en général, sont sceptiques quand il s'agit de prendre des remèdes). Quelque temps après, le confrère fut frappé d'apoplexie séreuse, avec paraplégie du côté gauche du corps.
L'action excito-motrice des alcaloïdes explique leur efficacité dans les ophthalmies aiguës et même chroniques. Il nous est arrivé souvent de dissiper la rougeur, la clialeur et la photophobie par la strychnine, la vératrine,rhyosciaminc et l'hydro-ferro-cyanate de quinine, en cas d'intermittences.
PRONOSTICS A TIRER DE LA MANIÈRE DONT LE MALADE EST COUCHÉ DANS SON LIT.
La position naturelle d'un homme bien portant, au lit, c'est sur le côté droit ou le côté gauche (d'ordinaire le coté droit, à cause du foie qui ne permet pris de rester longtemps couché sur le coté gauche), le cou, les bras, les jambes un peu fléchies. Or, les meilleures positions chez les malades, ce sont celles qui se rapprochent le plus de celles dans l'état de santé. Être couché sur le dos, les bras, le cou, les jambes tendues, est un moins bon signe; mais si le malade, au liru d'avoir la tête sur le chevet, s'enfonce au pied du lit, c'est un signe mortel (1).
S'il a les pieds découverts et pas bien chauds, abandonnant dans toute situation
(1) At œgrura a medico in latus dextrum, aut sinistrum rccumbentem dcpi-ehendi opoilet, manibusque, et cervice, ac cruribus paulura reductis, totoque corpore molUter posito. Hic eiiim fere sani jacentis est habitus. Is autem habetur optimus decubitus, qui beiie valeiitium similis est. — Supiuum vero jacpi'c, manihus, cervice, et cruribus porrcclis, minus bdiuiiu.
Quod si proiius ad peJes de lecto delabatur, magis Ibrmidaiulum.
le cou, les mains, les jambes, sans les couvrir, mauvais signe, qui marque un grand malaise (1).
Il y aura mort, s'il y a sommeil la bouche toujours ouverte, les jambes fléchies et entrelacées, le corps étendu sur le dos (2).
Si le malade reste étendu sur le ventre, n'étant pas dans cette habitude en état de santé, signe de délire, ou de douleur dans le ventre (3).
Toutes ces observations sont d'une extrême justesse et prouvent combien Hippocrate était attentif au lit des malades. L'agitation du malade, la manière dont il est couché, l'inflexion des membres ou de tout le corps, sont des signes pronostiques précieux. Un jour, nous trouvons un malade qui avait fait une chute sur la région postérieure de la tête, ayant une tendance à se rouler sur le côté gauche, au point qu'il serait tombé du lit si on ne l'avait retenu. Il était sans connaissance avec une mousse légère aux lèvres. Nous soupçonnâmes une lésion du cervelet, bien qu'il n'y eût pas de fracture à l'occiput. Nous allions procéder à l'opération du trépan quand le blessé mourut dans une convulsion. A l'autopsie nous constatons une contusion de l'hémisphère droit du cervelet. Ceci vient parfaitement à l'appui des expériences de Rolando et de Flourens, quant à l'influence du cervelet sur la coordination des mouvements.
Le propre du médecin est de pouvoir prédire ce qui arrivera, parce qu'il voit par les yeux de la science ou de son expérience personnelle, et non à l'instar des prédictions dont parle Hippocrate. - On peut, dit-il, d'après ce qui en est déjà écrit, annoncer, souvent d'avance, la mort, le délire, le l'etour à la santé, je pourrais y ajouter encore beaucoup d'autres choses, mais j'ai résolu de n'en écrire que de bien avérées, et je conseille de plus d'être fort prudent et réservé pour les prédictions comme on doit l'être dans tout le reste de notre art. Il faut bien se persuader qu'en prédisant juste, on se fait bien venir auprès des malades ou de la famille, mais celui qui se trompe tombe dans le discrédit et passe bientôt pour un ignorant. Je recommande donc d'être réservé dans les prédictions, comme dans toute autre chose, mais surtout dans celle-là, car je vois et j'entends tous les jours des gens qui jugent très-mal de ce qui est fait, dit ou écrit dans notre art et qui le rapportent tout de travers. "
Ces remarques sont fort justes ; mais de là à un mutisme complet, il y a une certaine distance que le médecin même le plus réservé doit fran-
(1) Ubi vero pedes nudos, neque admodum calidos habere comperietur, et manus, cervicem, et crura insequaliter dispersa, et nuda, malum. Anxietatem enim indicat.
(2) Lethale quoque, et hianti ore assidue dormire ; et ubi supinus jacet, cruribus valde contortis, et implexis.
(3) In ventrem decumbere et erectum sedere, quando malum.
chir. S'il ne doit pas inspirer de vaines craintes, il ne doit pas non plus laisser naître des espérances prématurées. Son rôle est de répandre le calme autour de lui par son propre calme ; mais en dehors des signes positifs, il ne peut rien dire ni prédire. C'est pourquoi les Pronostics, tels qu'Hippocrate nous les a laissés, doivent être étudiés avec soin, nous dirons avec religion.
Le grincement do dents dans les fièvres, pour ceux qui n'ont pas cette habitude dès l'enfance, est un signe de délire prochain et de mort. Cela annonce toujours un grand danger. Si le délire y est déjà, ce signe est funeste (1).
Le grincement de dents est habituel à quelques personnes, par suite d'une mauvaise habitude. Nous nous souvenons qu'étant élève en médecine, notre professeur d'anatomie et de physiologie grinçait des dents au point de les avoir usées. Hippocrate dit donc avec raison, qu'il faut exclure ce fait d'habitude. Graves signale chez les goutteux une envie irrésistible de grincer des dents, qu'il attribue à une espèce d'hyperesthésie des nerfs dentaires. Nous pencherions plutôt à admettre l'agacement des dents par le principe acide de la goutte.
Les enfants grincent des dents quand ils ont des vers ; mais ce signe est autrement redoutable dans la méningite, puisqu'il indique que la maladie a son siège à la base de l'encéphale, ainsi qu'on l'observe également dans la myélite cervicale. Il faut alors recourir aux alcaloïdes défervescents et calmants, principalement à la brucine et à la daturine: 1 granule de chaque écrasés dans un peu de sirop de gomme, ou simplement dans un peu d'eau sucrée, dont on donnera une cuillerée à café tous les quarts d'heure, jusqu'à cessation du symptôme.
Dans le cours des fièvres, notamment dans la seconde période du typhus, dans la période de dessiccation de la variole, le grincement des dents annonce une fin prochaine.
Ce signe précède aussi et accompagne les attaques d'apoplexie, d'éclampsie, d'épilepsie et de l'hystérie.
(1) In fehriijus autem deiitibus stridere, quihus a puero minime est consuetum, insaniam, et mortem significat. Verura ex utrisque periculum praxlicendum. Quod si etiam deliranti id accidat. ejitiale admndum jam est.
Au sujet des mains, voici ce que j'ai observé : ceux qui dans les fièvres aiguës ou les maladies de poitrine, ou les phrénésies, ou les maladies de tête, portent les mains au-devant du visage; qui cherchent des fétus dans l'air; qui s'exercent à arracher des brins des couvertures, des pailles du mur, sont tous dans un état mortel (1).
La carpologie, telle qu'Hippocrate l'a décrite, n'est pas un simple tremblement musculaire, comme dans le cleliriiim tremens, par exemple, mais une espèce de vision à laquelle le malade apporte une grande attention et même une certaine habileté. Aussi quand on veut l'en déranger, il exprime son mécontentement et, par contre, de la satisfaction quand on le laisse faire. Il faut donc se garder de le déranger ; tout au plus y apporter de la diversion en lui donnant à boire par petites cuillerées. C'est le délire tranquille des typhisés, qu'il faut calmer par les alcaloïdes.
La fréquence de la respiration indique douleur ou inflammation dans les parties supérieures du diaphragme. La respiration lente annonce le délire (2).
Ce qu'Hippocrate dit de la fréquence de respiration est exact, mais il y a une foule de causes qui peuvent la produire, les unes symptomatiques, les autres idiopathiques, organiques, mécaniques, dynamiques. Ainsi, en adoptant la classification du professeur Spring, ily a : 1° l'anhélation privative, ou par manque d'air; 2° l'anhélation congestive; 3° l'anhélation douloureuse; 4° l'anhélation organopalhique; 5° l'anhélation aslhénique; 6° l'anhélation toxique; 7° l'anhélation nerveuse; tous états morbides auxquels la dosimétrie oppose ses moyens variés, parmi lesquels nous noterons spécialement le strychnine, i'aconitine, la digitaline, l'hyosciamine, parce qu'elles vont droit au but qu'elles cherchent à atteindre.
(1) De manuum vero motione ita censeo. In febribus acutis, aut pulmonum iuflammationibus, aut phrenitide, aut capitis doloribus, quibus ante faciem feruntur, et aliquid frustra veiiaiitur, et festucas coUigunt, aut floccos e vestibus evellunt, et ex pariete paleas carpunt, ex his omnibus maluni, et mortem portendit.
(2) Spiritus frequens dolorem, aut inflammationem, in locis septo transverso superioribus indicat.
Qui vero magnus inspiratur, et ex magno intervallo, delirium.
La bradijpnée ou respiration lente, est, à son tour, due à des causes fort différentes ; il y a : 1° la bradypnée cérébt^ale; 2" la bradypnée nerveuse; 3" la bradypnée sympathique ; 4° la bradypnée adynamique; 5° la bradypnée hématosique (1).
L'expiration froide, par le nez ou par la bouche est un mauvais signe. Il faut savoir que la respiration bonne est d'une grande ressource dans toutes les maladies aiguës avec fièvre qui se jugent pendant les quarante jours (2).
La respiration froide s'est particulièrement fait remarquer dans le choléra indien. L'air expiré était plus froid que l'air inspiré. C'est une sorte d'asphyxie nerveuse, et n'étaient les crampes et les vomissements, cet état pourrait se prolonger jusqu'au terme indiqué par Hippocrate. Nous avons également vu se produire cet état dans l'aconitisme, c'est-àdire que l'homme passe à l'état d'animal à sang froid ; la fièvre chez lui n'est plus possible, on comprend que c'est là un grand moyen de jugulation dos maladies aiguës.
Dans les maladies aiguës, n'importe leur nature, si la sueur arrive les jours critiques, elle est bonne et enlève entièrement la fièvre. Elle est bonne aussi, lorsqu'elle coule de tout le corps et que le malade s'en trouve plus dégagé et soulagé de son mal. La sueur n'est profitable si elle ne produit pas cet effet. Les sueurs froides, celles qui ne découlent que d'autour la tête et du cou, sont trèsmauvaises; jointes avec une fièvre forte, elles annoncent la mort. Avec une fièvre médiocre, elles sont un signe de la longueur de la maladie; et quoiqu'elles coulent de tout le corps, le signe est le même (3).
La doctrine des sueurs critiques a beaucoup perdu de sa valeur, main-
(1) Le livre du professeur Spring serait parfait s'il n'y avait la lacune de la thérapeutique. C'est un aveu que, pour lui, la thérapeutique n'existait point. Aussi a la première maladie grave dont il fut atteint, il se laissa mourir faute d'un traitement énergique. Il était un de ceux qui croient que la nature peut se passer de l'art.
(2) At fi'igidus ex naribus, et ore exspiratus, cxitialis admodum jum est. Facile autem spirare, valde magnum ad salutem momentura existimaudum, cum in omnibus morbis acutis, quibus febris conjuncta est, tura in his, qui intra dies quadragiuta judicantur.
(3) Sudores optimi quidem per omnes morbos acutos, qui diebus judicatoriis contingunt, et penitus febre libérant. — Boni vero, quicumciue toto corpore oriuntur, faciuntque, ut œger morbum facilius ferre videatur. At qui nihil taie efficiunt, minime sunt utiles. — Pessimi autem frigidi, quique circa caput tantummodo, faciem, et cervicem exoriuntur. li namque cnni acuta febre morteni, cum mitiore vero, morbi longitudinem prœuuntiaut.
tenant qu'on jugule les maladies aiguës par les alcaloïdes défervescents ; ces sueurs sont toujours un danger, et y pousser, un mal. A l'époque du choléra asiatique, nous avons vu l'accès se reproduire par suite d'une transpiration prolongée. Il en est de même dans les fièvres graves et les inflammations, ainsi que le fait remarquer Hippocrate :
On doit, pour ce qui concerne les sueurs, savoir qu'il y en a de produites par la faiblesse, d'autres par la violence de l'inflammation, et que ni les unes, ni les autres, ne sont salutaires (1).
On sait que dans les maladies de consomption, notamment la phthisie au troisième degré, l'atropine (sulfate) arrête les sueurs coUiquatives en modérant la circulation. C'est encore un elïet de défervescence ; or, on peut se demander comment il se fait que ceux qui ont proposé ce moyen, se refusent à le généraliser, c'est-à-dire à en faire une méthode de traitement? La phthisie tuberculeuse est incurable, précisément parce qu'on n'arrête point la fièvre. Le tubercule n'est pas sujet à dégénérescence comme le cancer ; il suflît de donner à la nature le temps nécessaire à sa résorption. On peut également l'empêcher de repulluler par une forte nutrition; or c'est ce qu'on ne fait point; on laisse, au contraire, les pauvres phthisiques s'épuiser dans la fièvre, en ne leur donnant que des aliments fades et des médicaments sans nulle valeur thérapeutique. Il y a des exemples de phthisies, même avancées, guéries par les eaux minérales naturelles, soit arsenicales, soit sodiques; c'est que ces eaux sont essentiellement toniques et reconstituantes. On envoie les poitrinaires aux bords de Méditerranée, mais cet air est souvent trop énervant, et au lieu de retarder la maladie, lui imprime, au contraire, une marche plus aiguë. Il faut donc y joindre le traitement dosimétrique, ainsi que l'a fait voii", dans un excellent travail, le docteur Fournier, de Cannes.
L'état normal des hypocondres est d'être souples, sans duretés, tant du côté droit que du côté gauche. Y a-t-il chaleur, douleur, tension, inégalités ou tumeur, tant au côté droit qu'au côté gauche, tout cela mérite des attentions ; s'il se fait sentir un battement à l'hypocondre, c'est un signe d'un grand désordre dans l'hypogastre ou
(1) Atque hoc in totum de sudoribus anim advertere oporiet, tjuod nonuuUi quidem ex corporis dissolutione, quidam etiam ex inflammationis vehementia contiogunt.
de délire. Il faut alors observer les yeux du malade : s'il les a agités, on doit croire qu'il y aura délire (1).
Les hypocondres ou ce que nous nommons la zone abdominale épigastrique, est le point de départ d'un grand nombre de maladies, à cause de la veine porte : Vena portarum, porta malorum. C'est là également que se trouvent délimités le foie, la rate et l'estomac, entre ces deux usines organiques. Y a-t-il engorgement des hj'pocondres , c'est à l'hypogastre que le recul se fait sentir, comme à l'aval des fleuves obstrués en amont. Ce recul se fait sentir jusque dans les sinus rachidiens et cérébraux et peut ainsi donner lieu aux congestions et au délire, ainsi que le ditHippocrate. Ajoutons que la digestion et la crase sanguine sont enrayées. On sait aujourd'hui — surtout depuis les travaux de Virchow — que le foie procède à l'élaboration des globules rouges et la rate à celle des globules blancs. Toujours est-il que les maladies du foie et de la rate donnent lieu à la chloro-anémie, d'une part parce que le nombre des globules rouges diminue dans le sang, de l'autre, que celui des globules blancs augmente. Le médecin doit donc tenir constamment ces organes importants en vue. C'est là ce qu'on peut conclure du pronostic d'Hippocrate.
Les engorgements durs et douloureux des hypocondres sont très-mauvais s'ils occupent toute la région ; moins dangereux, lorsqu'ils ne sont qu'au côté gauche. Ils doivent faire craindre une mort prochaine, lorsqu'ils durent au delà de vingt jours. Si c'est avec fièvre et que l'engorgement ne disparaisse point, il s'établit une suppuration. Il survient quelquefois dans les sept premiers jours, une hémorrhagie du nez fort salutaire. Informez-vous s'il y a de la douleur de tète, du trouble de la vue; en ce cas, la nature travaille aune hémorrhagie. On doit l'attendre, surtout si le malade est au-dessous delà trente-cinquième année. Les engorgements mous, sans douleur, qui cèdent au toucher, sont plus longs à se dissiper, mais moins dangereux. S'il y a fièvre et s'ils durent plus de soixante jours, c'est un signe qu'il y aura suppuration. Ceci doit être entendu des engorgements de toute autre partie du bas-ventre (2).
On sait que les hépatites dues à une cause miasmatique se terminent
(1) PrîEcordia optima ((uidem, quœ dolore vacant, moUia sunt, et sequalia, tum dextra, tum siûistra parle. — Inoensa vero, aut dolentia, aut intensa, aut inoaqualiter affecta, dextra parte ad sinistram, h;ec omnia aniraadvertenda sunt. — Quod si etiam pulsiis in praecordiis insil, perturbationem, aut delirium indicat. Verum etiam eorum oculos intueri oportet. Si namque oculi crebro moveantur, insauia exspectanda est.
(2) Et tumor iu praecordiis durus, et dolens, pessimus quidem, ubi tota prrecordia occuparit. Sin vero altéra parte sit, minore cum periculo siuistra. — Hujusmodi autem tumores circa principia quidem mortem brevi affore indicant. Quod si neque iutra vigesimum diem febris quiescat, nequs tumor subsidat, ad suppuratiouem res vertitur.
souvent par suppuration. Le naturaliste Victor Jacquemont, à son retour de son voyage d'exploration dans l'Hymalaya, est mort à Bombav, par suite d'un abcès à la face inférieure du foie, abcès qui s'était ouvert dans le péritoine. La maladie dans ces cas se termine endéans les soixante jours, ainsi que l'indique Hippocrate. Il faut croire qu'il a eu souvent l'occasion d'observer ces fièvres dans ses voyages à travers les steppes de la Bukarie. Aujourd'hui ces fièvres seraient facilement coupées par l'arséniate de quinine et la strychnine.