DE LA QUATRIEME ESPECE DE FLUXION
Suppuration à la poitrine.
Lorsque la fluxion se porte à la poitrine, à raison du froid, il s'engendre de la bile. Le catarrhe, occasionné par le froid, tombe facilement à la poitrine, parce que la voie par la trachée artère lui est facile ; que la trachée est exposée à Tair, et dans un mouvement continuel. Lors donc que leurs chairs sont chargées d'humeur et de bile, comme elles ne sont jamais en repos, mais toujours agitées, elles se trouvent dans un tourment et une fatigue qui ressemblent aux lassitudes qu'on ressent dans les membres, à la suite des agitations d'un voyage : de là résultent les suppurations et les phthisies, quand la fluxion va à la poitrine (1).
Ce n'est pas au point de vue de la théorie qu'il faut juger le père de la médecine, mais pratiquement; là, il n'est jamais en défaut. En effet, il y a entre le poumon et le foie une solidarité telle que l'un ne peut être affecté sans que l'autre ne s'en ressente. Les pneumonies bilieuses sont donc à peu près la règle ; et c'est le motif pour lequel le tartre émétique réussit souvent dans ces cas.