‹ Etudes sur Hippocrate au point de vue de la méthode dosimétriqueChapitre 86 sur 130 · TRAITEMENT DE LA SIXIEME ESPECE DE FLUXION · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA SIXIEME ESPECE DE FLUXION

Lorsque la fluxion se jette sur l'épine du dos, il se fait une phthisie, dont voici les signes. On a des douleurs aux lombes. On sent comme une espèce de vide audevant de la tête; la bile qui se montre est alors du plus grand danger, si elle teint les yeux d'une couleur jaune. Les ongles deviennent livides : si l'on a quelque plaie sur le corps, les bords en deviennent livides aussi : les sueurs ne sont pas générales; on sue seulement de quelque partie du corps. La fièvre a lieu. Les crachats sont livides, tant ceux qui sortent que ceux qui restent dans le poumon. L'on peut tenir cela pour certain, à l'égard de ceux que le malade n'expectore point, aussi bien qu'à l'égard de ceux qu'il rend. Ceux qu'il ne rend pas font que la respiration est bruyante, et qu'on entend un grouillement dans le gosier. Le hoquet et la fièvre diminuent, tandis que le crachat reste encore arrêté dans la poitrine. Le ventre se lâche, quand

(1) Ubi per gulam in ventrem fluxio decubuerit, infra accumulatio, interdumque supra fit. Huic quidem si dolor lu ventre adfuerit, is primum medicamento aut succo subducendus, deinde raedicamento valentiore utendum, cibis vero alvum subducentibus, quamdiu dolor detinuerit. At ubi dolor sedatus fuerit, cibis roborantibus uteudura. Ad eumdem vero modum etiam, ubi per multos dies accumulatio detinuerit, curato. Quod si imbecillus fuerit, et pne imbecillitate isla offerri nequeant, primum quidem ptisanœ succo alvus per inlusum elueuda, deinde, ubi per hune purgaris, adstringente aiiquo utendum.

le malade s'affaiblit. Lorsqu'on voit tous ces signes dans une péripneumonie ou une pleurésie, elles sont pleines de danger (1).

Cette description fait songer à la pyohémie. En effet, Hippocrate y parle de plaies qui se dessèchent, du teint jaune ictérique des malades, dû à une altération des globules rouges du sang, plutôt qu'à la bile des transpirations partielles, de la diarrhée séreuse. Tout cela est exact. Quant à la pleuropneumonie qu'on observe dans ce cas, on sait qu'elle se termine par des abcès métastatiques et des épanchements séro-purulents.

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