‹ Etudes sur J. B. Van HelmontChapitre 19 sur 116 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

COMMENTAIRE SUR LE PREMIER LIVRE DU RÉGIME d’iIIPPOCRATE : irspi

Retrouvé et publié par M. Broeckx, d’Anvers, en 1849 (i).

Le commentaire aspi &tanw, que Yan Helmont a composé dans sa jeunesse, se trouvait au nombre des papiers que l’official de Malines fit saisir en 1634, lors de l’arrestation du médecin flamand. C’est un traité qui n’intéresse guère le médecin; il est consacré en effet tout entier à développer des idées de philosophie générale sur l’organisme vivant. Le premier chapitre cependant nous permet d’apprécier une des faces du caractère de Van Helmont considéré comme médecin. Il insiste beaucoup sur la nécessité de ne pas s’isoler dans l’étude d’une partie limitée de la science médicale; il blâme fortement les spécialistes; car dit-il, ils sont incapables de tirer parti dans leurs travaux des rapports qui unissent entre elles les diverses parties de la médecine et qui permettent de les mieux connaître. Nemo elenim cerle partent medicinœ callebil, qui non apte lotum perluslraverit; nec ici superficielenus quidem, sed cognoscere et percognoscere oporlel ni habel lexlus (2).

(1) Anvers, Buschmann, 1849, broch. in-8°de 38 pages.

(2) hoc. cit., p. 13,

BIBLIOGRAPHIE DE J. B. VAN HELMONT

Dans l’ouvrage dont nous nous occupons en ce moment, on retrouve au plus haut degré cette indépendance d’esprit qui devait priver Van Helmont de l’amitié de ses confrères. Dès les premières lignes du commentaire l’auteur s’élève avec la plus grande énergie contre ces médecins qui admettent tout sur la parole du maître, sans s’efforcer, par de nouvelles recherches, de corroborer ou de renverser leur opinion : Nostrum vero semper munus fuit , licet commenlaloris vicem gereremus , nunquam tamen in alicujus viri verba prolervim jurasse, et auctoritales semper postposuisse rationibus : quippe quod nec auctores citra rationes unquam verisimiliter certare ausi sint (1).

Malgré le grand intérêt qu’offre ce traité au point de vue des idées de Van Helmont sur la philosophie générale des êtres de la nature, nous n’insisterons pas plus longuement sur ce sujet, qui n’est pas très-important au point de vue de la médecine.

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