‹ Etudes sur J. B. Van HelmontChapitre 39 sur 116 · II. SUBDIVISION · texte numérisé non relu

II. SUBDIVISION

Yan Helmont divise toutes les maladies archéales en quatre classes :

1) Dans la première, il range les maladies héréditaires et posthumes : A générante cum semini infuso. Ce sont celles dont l’idée morbide a été imprimée sur le germe même, fourni par les parents. Elles offrent cette particularité, que ces idées attendent parfois patiemment pendant des années le moment de leur manifestation; parfois même elles épargnent une génération, pour ne se produire que dans les générations alternantes.

Toutes les maladies des ascendants ne sont donc pas héréditaires ; on ne peut considérer comme telles que celles dont les idées ont atteint l’archée viscéral des parents. Porrô etinde conspicuwn non omnes morbosparenlum in proies transferri ; sed illos dumtaxat, quorum ideœ conlaminarunt Archeum viscerum in parentibus (1).

2) La deuxième classe comprend les maladies à accès, intermittentes, que Yan Helmont appelle morhos silenles. Il place ici l’épilepsie. Cet ordre de maladies peut dormir des mois et des années, et être provoqué par des émotions morales, par l’accouchement, etc. Elles ne dépendent d’aucune lésion matérielle : neqiie est enim idla materia, fomes caduci, alicubi delenla (2); car elles existent dans la vie même.

5) Le troisième groupe comprend des maladies dont les manifestations sont en rapport avec les mouvements des corps célestes; le vulgaire les appelle ephemerides œgrorum. Cette influence des astres ne se fait jamais

(1) De Morb. Arch ., 16, p. 440.

sentir sur l’homme bien portant : neque enim Archeus se Aslris obligari os tendit, nisi per morborum importunilates... Rectè ergo valentibus, Archeus non regitur ab Astris (1). Van Helmont range dans cette classe la maladie vénérienne, à laquelle il donne le nom de torturas noctis.

4) Les maladies du quatrième groupe sont innées ou acquises. Ce sont toutes celles qui sont dues cà une faiblesse générale ou à un défaut d’équilibre des divers éléments de l’économie.

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