I. RECEPTA
Ce premier groupe comprend une série de causes qui se produisent au dehors de nous et sont, pour ce motif, complètement étrangères à l’organisme humain : elles se développent dans le milieu où nous vivons et c’est de là qu’elles pénètrent traîtreusement en nous. Elles portent leur action sur l’archée qu’elles impressionnent profondément; de cette impression résulte un état particulier de cette force, qui est la cause réelle de la maladie, ou plutôt, qui en constitue l’essence : atque sic veri morhi verus par ens fiai (archeus) (t). C’est ce que Van Helmont exprime en disant que l’archée, irrité par la cause occasionnelle, fabrique une image morbide, qu’il imprime sur sa propre substance. Comme on l’a vu dans le tableau que nous venons de transcrire, il subdivise cet ordre de causes en quatre catégories : les Injecta, les Concepta, les Inspirata et les Suscepta.
Nous consacrons les lignes suivantes à préciser la signification de ces diverses causes morbides occasionnelles.