CHAPITRE VIII
cheveux blonds, ni, dans la race blonde, des hommes à Toeil , aux cheveux et à la barbe noirs.
Les tempéraments étaient simples; maintenant ils sont composés.
Les caractères différentiels des variétés et de leurs métis sont les suivants :
La germanique. Tête ordinairement carrée. Taille haute, mais massive. Peu d’élan. Enthousiasme venant après la réflexion.
La celtique. Tète ordinairement allongée. Taille haute, mais élancée. Sympathies très- développées. L’élan , la spontanéité précèdent la réflexion,
h' atlante. Peau tirant sur le jaune. Système pileux peu développé.
Vibérienne. Peau tirant sur le brun. Système pileux très-développé.
Le châtain est un métis de la brune et de la blonde. S’il est plus brun que blond, c’est que l’élément brun prédomine dans son organisation. S’il a la tête allongée , la taille élancée , c’est l’élément celtique. Si , au contraire , il a la taille massive et la tête carrée , c’est l’élément germanique.
Ces exemples, que nous pourrions multiplier, montrent que la physiologie , par l’examen physique et moral d’un individu, peut, quel que soit l’amalgame, remonter à son origine. Cela sera tout aussi facile que de reconnaître par l’analyse chimique les différents corps qui sont présentés dans un mélange quelconque.
Nous regrettons de ne pouvoir citer sans leur approbation plusieurs personnes fort connues en Al-
DES RAGES PRIMITIVES DE L’EUROPE
gérie, et que nous considérons, les unes comme type des races primitives, d’autres comme type des variétés , d’autres encore comme type des croisements de ces variétés entre elles. Une douzaine d’exemples suffiraient à expliquer notre système , et à mieux en faire reconnaître la vérité ou la fausseté par un chacun.
Depuis les émigrations, il s’est opéré des croisements à l’infini. Aujourd’hui, les hahitants de l’Europe forment moins des races que des nations , c’est-à-dire , vue réunion d' mdividus , issus de divers aïeux , se ressemblant souvent fort peu les uns les autres; mais réunis par certaines influences communes. Le caractère national est déterminé par la prédominance de tel élément à défaut de tel autre. A mesure que le progrès anthropogénique s’effectuera , le caractère différentiel s’effacera de plus en plus. L’influence de l’origine disparaîtra à la longue par les croisements ; de telle façon qu’on peut dire : Dans un avenir quelconcjuej par le mélancje du sang, il ny aura plus sur la terre ni race blonde, ni race hume , jaune ou noire : il y aura des métis des unes et des autres, avec des aptitudes moins opposées, avec des sympathies plus développées, avec une fraternité mieux établie. Il y aura meilleur accord , parce cpiil ny aura plus antipathie de races : les différences seront seidement des nuances déterminées par les climats.