‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 105 sur 135 · CHAPITRE VIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIH

Voici les éléments anthropogéniques dont sont composées les nations actuelles de l’Europe occidentale et méridionale.

En Angleterre , malgré les mélanges, il y a encore prédominance de la race blonde , et surtout de la variété germanique. Dans le pays de Galles , et dans les campagnes d’Irlande éloignées des villes , il y a prédominance de l’élément ibérien.

En Espagne, il y a prédominance de la variété ibérienne. C’est pour cela que l’Espagne est restée stationnaire, intolérante, fanatique, démocrate par son esprit, provinciale dans ses institutions: qu’elle résiste admirablement aux invasions , quelle montre peu de sympathies à l’égard des autres peuples, et quelle tend constamment à s’isoler.

En Italie, il y a prédominance des métis græcoibériens. C’est pour cela quelle répugne essentiellement à un système d’unité politique , soit démocratique , soit monarchique. Un gouvernement quelconque qui serait le même pour toute l’Italie , est à peu près impossible, tant qu’il n’y aura pas une autre population. C’est pour cela aussi quelle est éminemment artiste. C’est moins la nature de son sol qui développe en elle son goût et ses facultés pour les arts , que le sang grec-hellène qui coule dans ses veines.

En France, considérée par provinces, ou groupe de provinces , il y a prédominance de la variété ibérienne au midi, prédominance de la variété celtique au centre ; dans le nord et l’est, prédominance de la variété germanique; dans l’ouest, prédominance de

DES RACES PRIMITIVES DE L’EUROPE

la variété celt-ibérienne. Outre les métis qui sont provenus des divers croisements de ces familles, nous reconnaissons encore parmi nous le sang grec , arabe , slave et Israélite.

Grâce au système d’unité politique entrevu par les rois de France , appliqué par Louis XI , Richelieu et Louis XIV, généralisé par la Convention et l’Empire; la France, prise en son ensemble, n’est plus comme autrefois un groupe de familles celtiques , germaniques, ibériennes, græco-romaines , ou romano-gauloises , c’est un amalgame de tout cela , c’est un composé de tous ces caractères. Voilà pourquoi représentant toutes les races de l’Europe, nous pouvons mieux que tout autre peuple servir d’intermédiaires entre les plus opposées les unes aux autres. Ayant un mode d’universalité anthropogénique , nous pouvons mieux que tout autre servir de précepteur et d’initiateur.

Par nos provinces du nord nous tenons à l’Allemagne, par nos provinces méridionales nous tenons à l’Espagne et à l’Italie. Nous tenons donc le milieu entre les contrées où les races blonde et brune se sont conservées respectivement le plus pures , et par conséquent le plus antipathiques.

Ici nous ne prétendons pas, nouveau Prométhée, livrer au jour une création nouvelle : cependant nous restons intimement convaincu , que la physiologie est la science la plus importante dans l’étude des races , et que la connaissanee des races est indispensable à l’historien , à l’homme d’Etat et à l’artiste. L’historien s’expliquera par elle beaucoup de faits demeurés

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