CHAPITRE IX
raie . d’où résultera nécessairement un état moral et intellectuel plus complet.
Ainsi, ce ne devrait point être parmi les familles à blason qu’il faudrait aller chercher les générateurs des rois, ce devrait être parmi les individus de bonne race, quels qu’ils soient, pourvu qu’ils aient le type de la race opposée à celle de l’un des époux.
Soit, comme je l’ai dit, blond avec brune , et vice versâ^ etc. , etc. , de maniérp à obtenir un type métis.
Les croisements feront faire à l’immanité plus de progrès que les meilleures institutions.
Le genre humain, soit en famille, soit en nation ou race, hérite des aptitudes physiques et morales de ses ascendants. D’innombrables exemples prouvent que les individus nés de parents voleurs, débauchés, vagabonds, ou simplement phthisiques, aliénés, ont une prédisposition à ces vices ou infirmités, quand bien même ils sont élevés hors du milieu paternel.
Si on dressait la généalogie des gens qui peuplent les bagnes, maisons centrales et de correction ou prisons, on verrait que la plupart d’entre eux comptent des malfaiteurs parmi leurs ancêtres.
Elevez exactement de la même manière un chien couchant, un chien courant, un chien de berger de race pure : d’abord vous n’observez, en eux aucun penchant notoirement différentiel ; mais survient l’époque de leur développement, alors chacun d’eux manifeste des goûts différents. L’un, devant le gibier, pointe en arrêt; l’autre, au contraire, se met à courir; le troisième, indifférent au gibier, se montre joyeux de garder un troupeau. D’où vient cette apti-
UTILITÉ ET NÉLESSITÉ DES CROISEMEXTS.
liulo (jue rien ii’a développée? D’où vient ce penchant diflérentiel qu’une éducation commune semblait devoir éteindre? Ils proviennent des générateurs. Chacun de ces chiens a reçu de ses pères, par transmission générative , des instincts, comme il en a reçu la rorme extérieure du corps, ainsi la tète, la queue, le |)elage. Chacun d’eux est né avec des lormes que vous reconnaissez dilférentes : donc aussi, chacun doit manifester des opérations instinctives ou intellectuelles distinctement.
Le fait analogue existe dans les familles humaines. Il y en a de naturellement, héréditairement portées au vagabondage, d’autres au vol, celles-ci à l’aliénation mentale, celles-là à la violence, etc., etc.
Aussi l’influence de l’hérédité a été consacrée par les adages suivants : Bon chien chasse de race; tel père, tel /ils.
L’hérédité des aptitudes physiques et morales chez les nations ou les races nous apparaît plus évidente.
En effet , les peuples qui subsistent depuis des temps immémoriaux offrent aujourd’hui le caractère de leurs aïeux.
Les Chinois des âges modernes sont stationnaires comme les Chinois des temps antiques. Les nations situées entre l’Indus et le Gange sont pacifiques comme à l’époque d’Alexandre. Les Français sont halailleurs comme les Gaulois. Les Albanais sont indisciplinés et (pierellcurs comme lesThessaliens, dont ils descendent. Les Grecs modernes sont turbulents comme l’étaient ceux d’Athènes, de Corinthe et de 'l’hèhes, impatients comme autrefois de l’unité natio-