CHAPITRE XII
mones. Elle les lorea de travailler pour vivre. Cela augmenta les productions de la nation et ses moyens d’action à l’intérieur et à l’extérieur.
Voyez, par contre, l’Espagne et la Sicile.
Ces deux contrées si tiivorisées par la nature sont dans un état misérable parce que les couvents y sont nombreux. Autour de cbaque monastère grouille une foule de mendiants qui, trouvant à vivre par l’aumône, ne songent qu’à dormir. Supposez que ces fainéants, par une mesure (pielcompie, soient forcés de travailler, ils répandront, il est vrai, plus de sueur; mais aussi par leur travail ils accroîlront les productions et par conséquent les forces de leur pays.
Concluons par dire qu’en Algérie il faut au plus vite extirper la mendicité et mettre sévèrement obstacle à l’introduction du monaebisme.
AROLITIOX DK l’eSCLAVAGE.
Abolissez l’esclavage des noirs, sinon par toute l’Algérie immédiatement, au moins dans les villes régies par l’autorité civile.
A Alger, tous les ans, des caravanes de Mozabites vendent des noirs publi(piement. Tout musulman possesseur d’esclaves les expose en' vente chez l’amin des nègres : cbacuiT peut venir les examiner et les ac({uérir. Le gouvernement algérien, il y a quelques mois, a nié ces faits : cette négation est un mensonge otticiel. A l’épo((ue où les journaux de la localité, par ordre, prétendaient que la vente n’était pas permise, une Maurescpie, tpie je connais, mécontente
COXSEILS A PLUSIEURS.
de sa négresse, l’exposait chez l’amin ci-dessus désigné. La dernière caravane des Mozabites a vendu vingt-six esclaves de Médéa à Alger. Imitons la conduite du bey de Tunis. Ce souverain mabométan, en 1846, a prohibé la rente des noirs dans ses états, et nous a donné l’exemple de l’bumanité.
l’aLGÉRIE doit ETRE DÉCLARÉE UN PORT FRANC.
N’organisons point notre colonie dans l’intéj et exclusif de la métropole; car, si elle prospérait, elle exciterait la jalousie de nos voisins. Tout en sauvegardant nos intérêts nationaux, nous devons l’organiser quelque peu en vue des intérêts de l’Europe entière. Avisons à rendre l’Afrique septentrionale une possession des peuples chrétiens.
En conséquence, il faut déclarer que l’Algérie est un port franc \)0ViY toutes les productions d’Europe. Cela aura le double avantage de diminuer ici la cherté de la vie , ce qui accroîtra nécessairement le nombre des Européens ; en outre , d’intéresser l’Europe entière au succès de notre œuvre.
IL EST NÉCESSAIRE ü’ AVOIR DE BONS ADMINISTRATEURS.
Pourquoi nos progrès ne sont-ils pas en rapport avec les énormes dépenses d’hommes et d’argent que nous avons faites? Parce que depuis seize ans l’Algérie a eu de grands capitaines, ou soi-disant tels, et d’infimes administrateurs.
Gbangeons de mode : confions-la à de grands administrateurs. Nos illustres capitaines trouvent leur