‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 29 sur 135 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

ours dans rainj3hithéâtre de Carthage. Probablement cet animal avait été pris dans les environs. Les opinions des modernes à ce sujet n’ont pas été plus d’accord. Il est vrai que le plantigrade est rare : néanmoins je ne pense pas qu’on puisse nier son existence. Il y a quelque temps on a apporté une peau d’ours à Constantine ; l’animal avait été tué dans le Jurjura. Plusieurs habitants de cette chaîne de montagne m’ont décrit un quadrupède qu’à leur dire je dois reconnaître pour l’ours.

L’onagre était commun du temps de Pline; les enipereurs le firent souvent figurer dans les jeux du cirque. Il devint un mets en grande réputation chez les Romains. Les jeunes onagres surtout, nommés lalisions, étaient recherchés à cause de leur saveur. Au seizième siècle, d’après Léon l’Africain, il se trouvait en abondance sur la lisière du Tell et du Sahara. Les Arabes en mangeaient la chair et lui faisaient une rude chasse.

Alaintenant il n’existe pas en deçà des chaînes de l’Atlas, ni dans les autres parties du Tell. Il faut pénétrer dans les oasis du Sahara pour en rencontrer quelques-uns. Les indigènes assurent qu’on en voit dans le Djebel-Nemour.

Le dromadaire ne s’était pas propagé en Afrique pendant l’antiquité païenne. Il y parut, pour la première fois, vers le milieu du sixième siècle de notre ère. Autalas, chef des Africains, s’en servit comme rempart vivant dans une sanglante bataille, livrée à Jean Troglita, gouverneur de l’Africpie pour Justinien.

APPEXDIGK.

S’il s’était propagé en Afrique, les historiens romains en auraient parlé ; car les, Xumides et les Carthaginois n’auraient pas manqué de l’employer, soit comme héte de somme, soit comme cavalerie.

Sémiramis, Cyrus, Xerxès, Antiochus-le-Grand en avaient fait usage comme cavalerie légère. Les hommes qui le montaient étaient armés d’une épée longue de six pieds, afin d’atteindre leur adversaire du haut de l’animal. Indubitahlement , les Carlhaginois, si industrieux, si vivement pressés par les Romains pendant les guerres puniques, auraient imité l’exemple donné par les souverains de l’Asie, si le dromadaire avait existé en Afrique.

Les Parthes eurent une cavalerie de dromadaires dans leur guerre contre Macrin , successeur de Caracalla. Au lieu d’épée, les hommes portaient une longue pique.

Salluste dit que les Romains le virent pour la première fois dans les guerres de Mithridate ; Tite-Live et Plutarque, qu’ils le virent dans celles d’Antiochus.

Le silence des historiens prouve la non-existence du dromadaire pendant l’époque ci-dessus désignée. Les prohahilités zoologiques sont encore une nouvelle preuve. En effet, les lions, les panthères et autres grands carnassiers étaient alors trop nombreux pour permettre sa propagation. Elle eut lieu alors ([ue les jeux du cirque eurent détruit en Afrique une partie des grands carnassiers.

Le dromadaire fut introduit sur le continent africain d’abord par les peuples de la Palestine, chez lesquels il était en grand usage. Les émigrations

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