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CHAPITRE IV

DES MYTHES ET DES ERREURS QUI 0\T TRAIT A l’aFRIQUE SEPTEXTRIONALE.

Les fables d’Antée, du jardin des Hespérides, des Gorgones, de la Méduse, et les autres fictions qui ont trait à l’Afrique septentrionale ne sont pas filles de l’erreur et de la superstition, comme on le pense vulgairement. Elles ne sont pas assorties au hasard et sans but; au contraire, elles sont mêlées à l’histoire. On les employait, ainsi que les autres mythes du paganisme, pour orner un fond de vérité, en le cachant cependant sous l’enveloppe du merveilleux.

Saturne dévorant ses enfants représentait les sacrifices humains que les peuples de l’Asie , les Phéniciens, les Babyloniens, les anciens Grecs des âges héroïques offraient à leurs divinités.

Jupiter détrônant Saturne représentait un culte plus doux, plus intelligent, adopté par les peuples des Ages postérieurs.

Puis vient le mariage des dieux, qui représentait la fusion des cultes primitifs et rivaux. Ainsi Vulcain, dieu des forgerons, épouse Vénus, fille de la mdr. Voilà le symbole du commerce maritime s’alliant aux arts mécaniques.

Deucalion et Pyrrha ramassent des pierres sur le sol de la Grèce, les jettent derrière eux : les pierres se

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