‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 50 sur 135 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

religieuses, tandis que les noirs doni il s’agit, au rapport d’Hannon , étaient rudes à soi-même et fuyant toute compagnie.

Nous pensons qu’ils étaient de cette même souche qu’on trouve dans la Sénégambie et sur les rives du Niger.

Si les peuples de Méroë avaient occupé l’ Afrique occidentale , ils y auraient laissé des traces de leur séjour, soit par des monuments , soit par des institutions, et les natifs du pays auraient été plus civilisés qu’ils ne le sont. Ils auraient laissé des traces de routes, de ponts, de canaux et autres monuments publics, où les forces individuelles de Fbomine sont absorbées dans l’action des masses , ils auraient dompté la nature physique de ces contrées.

Les nègres ont disparu de l’Afrique du nord par l’influence de deux causes. D’abord les différentes modifications du sol, qui ont contribué à la destruction des éléphants , ont dû sensiblement agir sur eux. Entre ces causes il faut placer la diminution de la température moyenne du pays. Chaque jour on peut constater par toute l’étendue des Etats barbaresques que les noirs ne peuvent se multiplier qu’avec beaucoup de peine. La plupart de leurs enfants meurent en bas âge : ceux qui viennent des contrées méridionales succombent presque tous, soit phthisiques , soit rachitiques. Leurs femmes perdent leur fécondité.

Ainsi, dès que la température moyenne de l’Afrique septentrionale s’est abaissée, par cela seul il a dû y avoir diminution de la race noire. De plus, les inva-

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