DES ANCIEXS HABITANTS DE L’AFRIQUE
pas ? Il est de remarque constante que les éléphants ne se rencontrent que dans les régions occupées par des peuples noirs, cuivrés ou olivâtres. Voyez l’Afrique centrale et méridionale, les Indes-Orientales, Ceylau , Sumatra , Bornéo : l’éléphant sauvage habite leurs forêts; aussi les hommes de ces terres, situées sous des latitudes dilférentes , ont tous la peau noire, cuivrée ou olivâtre.
Or, il est démontré qu’un grand nombre d’éléphants vivaient autrefois à l’état sauvage sur la zone africaine où nous plaçons les noirs.
Primitivement, ils étaient possesseurs de ce vaste demi-cercle formé d’un côté par l’Atlas, et de l’autre par la mer de Tanger au cap Blanc.
A l’époque dont il est question, les émigrations de l’Orient les avaient refoulés vers les montagnes.
De leurs croisements avec les indigènes blancs, il se forma une race appelée par les anciens melanocjétides. Elle était répandue sur le versant méridional de l’Atlas et dans les districts qui composent les provinces de Tafdet et de Sigel messe.
De vieilles traditions , originaires de l’Egypte , disent que les bords du Nil furent conquis et civilisés , depuis l’île de Méroë jusqu’à l’embouchure du fleuve, j)ar des hommes de race nubienne ou éthiopienne. Ces noirs seraient- ils venus par les émigrations du Nil supérieur? Leurs premiers parents se seraient-ils avancés par terre jusque dans le Maroc? Cela nous paraît peu croyable , car les Nubiens et Ethiopiens du haut Nil étaient intelligents et sociables ; ils ont doté l’Egypte d’une partie de ses institutions politiques et