‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 60 sur 135 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Habitués à la i^ue des bois , des eaii:î vives et des bosquets ombragés de l’Atlas, ils en ont recherché l’image dans les îles de la Mer de sables.

Ce sera donc aux montagnes escarpées des régions atlantiques et aux oasis du désert qu’il faudra redemander le Berber de pur sang. Les plages sablonneuses nous représenteront le type le plus complet des Arabes africains.

Chaque jour nous en acquérons la preuve. Le Cabyle des hautes montagnes est encore ce qu’il était aux temps antérieurs, réfractaire à la civilisation et passionné pour une sauvage indépendance. L’Arabe du Sahara et du Tell méridional a les traits plus purement asiatiques que ses frères de la bordure maritime : il passe pour être de plus noble origine.

La race mélangée se partage en deux classes : l’une venant du croisement des Berbers et des Arabes avec les Xègres. Elle est répandue au sud du Sahara, dans quelques localités du Soudan, du Bournou, du Darfour. Elle est placée comme un anneau de transition entre l’élément atlantique et l’élément africain central. Elle a donné naissance à des peuples puissants : aux Fellatahs, qui ont les caractères organiques des Nègres et des Blancs : ainsi la peau noire , mais peu luisante, les cheveux lisses et les lèvres assez minces.

L’autre , désignée sous le nom de Maure j, descend des nations blanches , qui tour à tour se sont emparées du littoral méditerranéen.

Dans les villes, on en voit qui conservent les traits distinctifs de leurs ancêtres, selon que l’amalgame a

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