CHAPITRE IT
trarie l’allure de la nation anglo-américaine. En effet, entre les Etats du nord et du sud, c’est une pierre d’achoppement. Sous l’incitation d’une puissance étrangère, les noirs, qui sont de véritables parias, pourront bien un jour, les armes à la main, réclamer la jouissance de leurs droits d’hommes. Or, paleil conflit entraverait la mission du peuple américain. Il a reçu du ciel le mandat de s’approprier toute l’Amérique septentrionale. L’insurrection de trois millions d’hommes, vivant sur son territoire, arrêterait son essor et le détournerait ])eut-étre de sa mission.
Si donc les villages en question réussissent, les hommes d’Etat de la confédération anglo-américaine réuniraient leurs efforts aux nôtres et à ceux des philanthropes de l’Europe, aux fins de déverser en Algérie félément négro-américain.
Dans cinquante ans d’ici, plus de 100,000 noirs, chrétiens et francisés, implantés solidement en Afrique, nous aideraient à former équilibre contre la race arabe.
Si nous voulons une colonie durable, arrivons au résultat suivant : Qu’il n’y ait plus d’Arabes sur la surface du Tell. Qii ils soient Européens ou cpiils disparaissent Pour obtenir ce double but, du littoral vers l’intérieur, employons les Européens. Sur les flancs, employons les Kabyles. De fintérieur vers le littoral , employons les noirs.
Il faut à l’arbre de la civilisation européenne une terre assez vaste pour qu’il puisse s’y développer nonobstant les tempêtes; pour qu’ensuite il étende ses