‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 70 sur 135 · APPLIGATIOX'S PRATIQUES DU CHAPITRE V · texte numérisé non relu

APPLIGATIOX'S PRATIQUES DU CHAPITRE V

branches jusqu’au fond de l’Afrique barbare. Or, si nous n’y jjrenons garde, l’élément arabe, tel qu’un ver rongeur, s’insinuera dans cet arbre, et, bien que cet arbre ait été arrosé et de sueur et de sang, il restera chétif et infécond.

Les invasions des races blanches au nord de l’Afrique offrent un enseignement d’une haute importance à tout peuple qui voudra y fonder des étahlissenients durables.

Elles prouvent que la création des colonies s’est opérée sans difficultés dans les contrées orientales, et que, dans les contrées occidentales, elle fut constamment environnée d’ohstacles.

En voici la cause.

La race autochthone s’est conservée plus pure et plus nombreuse sur les terres de Moghreh. La configuration territoriale lui a permis de repousser la domination et le mélange de l’étranger. Lorsque les étrangers sont parvenus à s’y implanter, loin de modifier l’élément indigène, ils ont d’abord été modifiés par lui , puis ensuite graduellement ils se sont indigénisés.

En conséquence , si nous voulons profiter de l’expérience du passé, nous installerons nos colons dans l’est et nous ajournerons la colonisation de l’ouest de l’Algérie. Ainsi nous coloniserons les provinces d’Alger et de Constantine , après quoi nous entamerons celle d’Oran.

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