APPLIGATIOXS PRATIQUES DU CHAPITRE
vrcs. EJJe avait jeté une foule de comptoirs sur leur pays. Elle leur olfrail les avantages d’un immense commerce.
Rome avait couvert leur pays de routes, de fontaines, de monuments d’utilité publique. Elle leur avait oclroyé le droit latin comme à ses meilleurs allies. Elle les avait même déclarés citoyens romains. Elle les admettait au rang de ses magistrats, de ses empereurs, à toutes ses fonctions publiques. Elle les avait associés à sa civilisation. De l’Afrique, elle avait fait une seconde Italie, et de Carthage une seconde capitale du monde.
Les Vandales avaient ouvert un champ libre à leur amour inné du pillage, à leur goût de la piraterie. Ils les avaient enrichis du pillage de Rome et de la Sicile.
Les Byzantins leur faisaient de nombreux cadeaux en armes et vêtements de prix , en argent.
Les Espagnols ont pratiqué envers eux le système de 1 occupation restreinte et de l’isolement réciproque.
Les Portugais, le système de l’occupation étendue et des alliances.
Les Turcs les ont gouvernés avec une rigueur inexorable.
Les Français ont été généreux jusqu’à la prodigalité. Scrupuleux en l’exercice des droits de conquérants jusqu’à sacrifier les intérêts de la France et de la civilisation ; indulgents jusqu’à la faiblesse ; pardonnant, non pas une fois, mais des centaines de fois; les traitant , en un mot, non pas comme des vaincus, mais commedes concitoyens et des enfants prodigues.
Or, ces différents systèmes , si opposés par le