APPLICATIONS PRATIQUES DU CHAPITRE V
lonient est la reproduction de la guerre de Jugiirtlia et de Firiniis.^
Nos chefs de guerre devraient étudier les phases de ces luttes comme nos hommes de loi étudient les codes. Ils y trouveraient des applications présentes de la plus haute utilité.
Ainsi :
1” Ils reconnaîtraient que la guerre ne se termine pas par des actions générales , mais quelle nécessite le ravage du pays par le fer et le feu ;
2" Pour abattre Jugurtha et Firmus, les généraux romains, Métellus, Marins et Théodose, qui agissaient sur le même théâtre que nous, s’attachèrent à ruiner les habitants , afin que le malheur les forçât de se débarrasser des chefs de l’insurrection ;
3'’ Ils renoncèrent à s’emparer des chefs par la force : ils les prirent par la trahison ;
4® Ils surent opposer les Africains les uns aux autres, divisèrent pour triompher, et, tout en utilisant les alliés, ne se fièrent jamais complètement à eux.
L’implantation des Arabes a imprimé un surcroît d’activité aux antipathies et à la versatilité africaines; car leurs institutions et leur religion perpétuent et régularisent ces antipathies et cette versatilité.
Un des premiers devoirs des musulmans est de faire la guerre sainte, c’est-à-dire de soumettre ou d’exterminer les infidèles, sans jamais leur accorder la paix définitive. Aussi c’est là une cause de guerre et d’insurrection qui n’existait point autrefois.
En conséquence , nous devons nom méfier de Val-