CHAPITRE VIII
chireiit ces limites, ensuite les Pyrénées, et s’établirent en Espagne sous la dénomination de Celtibériens.
Par la pression de ce torrent , les Sicanes et les Ligures, qui possédaient le littoral méditerranéen, abandonnèrent leur pays natal, et se réfugièrent, les premiers dans la Basse-Italie et la Sicile, les seconds dans la Haute-Italie et les îles voisines, la Corse, l’Elbe, la Sardaigne, etc., etc.
Les tribus ibériennes de la Gaule maritime, comprimées elles aussi par les envahisseurs, passèrent la Manche et vinrent peupler l’Angleterre, l’Irlande et l’Ecosse.
Ainsi le choc des Gaëls avec les Ibériens eut pour conséquences :
Formation en Espagne d’une race métisse, les Celtihériem, premier croisement des blonds et des bruns;
Eparpillement de la race ibérienne; savoir: une émigration vers le midi , une autre vers le nord de l’Europe actuelle.
Les Ibériens ne furent peut-être jias les premiers habitants de l’Italie, il est probable que les Pélages s’étaient déjà emparés de la cote orientale; mais quant aux terres Britanniques, ils en furent certainement les premiers possesseurs : avant eux, il n’y avait que des animaux sauvages, le loup, l’élan, le renne, le sanglier et l’aurochs.
Aussi, bien à tort selon nous, a-t-on attribué une origine galliquc à la population primitive de l’Irlande, d’Ecosse, d’Angleterre et de quelques autres contrées de l’Europe occidentale, notamment de la Bretagne.
DES RAGES PRIMITIVES DE L’EUROPE
.Vous soutenons que les premiers hommes venus en ces parafes appartenaient à la race ihérienne.
Voici nos preuves :
Dès la plus haute antiquité, les Phéniciens faisaient le commerce du plomh et de l’étain avec les îles Britanniques.
Or , le goût pour l’exploitation des mines est un des caractères typiques de la race hrune. Ce genre de travaux va à des hommes opiniâtres, sohres, et à demeure fixe, tels qu’étaient les Ibériens; et non pas à des nomades, à des hommes inconstants et peu laborieux, tels qu’étaient alors les peuples de la race blonde
Les Pietés et les Scots ont généralement été considérés comme les descendants des véritables indigènes. Or les historiens qui en ont parlé s’accordent à dire qu’ils avaient la peau brune et les cheveux noirs. Ce caractère indique donc que ces populations n’appartenaient pas à la race blonde. A laquelle pouvaientelles se rapporter , si ce n’est à la race hrune et à la variété ihérienne?
Plus tard, lorsque les habitants des îles Britanniques furent appelés par les historiens latins, Bretons ou Calédoniens , déjà ils s’étaient amalgamés avec des nations de la race blonde, soit de la variété celtique, soit de la variété germanique.
Voici ce qui depuis plusieurs siècles était survenu.
* Si les Espagnols, sitôt après la découverte du Nouveau-Monde, se jetèrent avec tant d’ardeur dans les travaux des mines, c’est qu’ils trouvaient dans ces travaux à satisfaire un goût national datant de l’origine de leur race : c’était autant par cupidité que par attraction naturelle.